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La pastèque, la concurrence et la politique

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Le ton est grave et la colère à peine contenue. Après de fortes rumeurs sur la « toxicité » de la pastèque algérienne, notre ministère de lIntérieur a réagi. Dans un communiqué publié, lundi dernier, notre ministère de l’Intérieur a précisé que « suite aux informations diffusées sur les réseaux sociaux concernant le caractère prétendument impropre à la consommation de la pastèque, le ministère de l’Intérieur…informe les citoyennes et les citoyens que les résultats des analyses de laboratoire réalisées infirment de manière catégorique ces allégations, qui ne sont rien d’autre que de fausses informations visant à porter atteinte à l’économie nationale et à la sécurité alimentaire du pays, à un moment où les différents secteurs économiques connaissent une dynamique positive, notamment avec l’essor des produits agricoles nationaux sur les marchés extérieurs ». En effet, il y a les dégâts engendrés par ces rumeurs sur nos agriculteurs, qui ont vu le prix de leur production s’effondrer. Mais il y a aussi, comme le mentionne le communiqué, une atteinte à l’économie nationale en plein essor et notamment à nos exportations hors hydrocarbures. Ainsi qu’à notre sécurité alimentaire. Sans compter les conséquences sur nos producteurs de ce fruit qui voient les prix s’effondrer et accusent des pertes même sur le marché national. Il faut savoir que régulièrement et depuis fort longtemps, des officines diffusent des rumeurs sur la pastèque algérienne. À titre d’exemple, on peut citer la TV publique française France24 qui en août 2018 accusait notre pastèque de transmettre le…choléra. Rien que ça ! Voici le lien pour celles et ceux qui veulent voir et entendre par eux-mêmes : https : // www.facebook.com/FRANCE24/videos/chol%C3%A9ra-en-alg%C3%A9rie-rumeur-sur-des-past%C3%A8ques-contamin%C3%A9es/2155056114815884/. Ensuite, le dynamisme que connaissent nos exportations hors hydrocarbures et plus particulièrement la pastèque qui est de plus en plus prisée par les consommateurs français ne laissent pas indifférents certains milieux. Parmi eux, notre voisin de l’Ouest, le Maroc pour ne pas le citer, exporte lui aussi sa production de pastèque. Il considère que notre production met à mal le « monopole » qu’il avait sur le marché français. Sauf que cette fois-ci, des voix de l’intérieur ont contribué à répandre la rumeur. Suite à quoi, le communiqué précise que « les déclarations de certaines personnes ou associations…, à l’instar de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE), constituent un dépassement des missions qui leur sont dévolues, et elles sont, de ce fait, tenues de se conformer aux principes et règles régissant leur domaine de compétence…sans intervenir sur des questions ne relevant pas de leurs prérogatives ». Le ministère précise également « se réserver le droit de prendre les mesures prévues par la législation et la réglementation en vigueur ». Une association algérienne qui stigmatise, sans preuve, la production agricole de son pays. Pourquoi ?
Zouhir Mebarki

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