Khalifa

LA MÊME PÉINE DE 2015 A ÉTÉ PRONONCEE À SON ENCONTRE : Abdelmoumène Khalifa condamné à 18 ans de prison ferme

L’affaire dite du siècle aura été classée à nouveau dans son troisième épisode judicaire après les procès de 2007 (L’accusé principal condamné par contumace à la perpétuité) et 2015, dont l’ex-golden boy, propriétaire du groupe Khalifa, avait écopé alors de 18 ans de prison ferme. Soit, la même peine prononcée hier à l’encontre d’Abdelmoumène Khalifa.
Ainsi, une semaine jour pour jour de l’ouverture du procès suite à l’acceptation par la Cour suprême de la cassation du verdict de 2015, le tribunal criminel près la Cour de Blida a prononcé, hier soir, le jugement dans cette affaire. Un premier jour d’audience au cours duquel, Abdelmoumène Khalifa, prénommé Rafik, a nié en bloc toutes les accusations portées à son encontre. À savoir, « corruption dont le vol qualifié, l’abus de confiance, faux et usage de faux et abus d’influence. » A l’exception près, il a adopté la même stratégie de défense qu’en 2015. Seulement, cinq années plus tard, le régime grâce auquel il avait fondé son empire financier avant sa chute en 2003 aura sombré tout autant que lui. En effet, a-t-il accusé maintes fois devant le juge du tribunal de Blida la « Issaba » d’avoir « monté » cette affaire « de toutes pièces ». Peine perdue, puisque le procureur général dans son réquisitoire a prononcé une peine de prison à vie à son encontre.
Hier, et donc, le verdict a été rendu par la Cour de Blida à l’encontre aussi bien de l’ancien P-DG du Groupe Khalifa, en détention depuis 2015, condamné à 18 ans de prison ferme, laquelle peine est assortie d’une amende de un (01) million de DA. La Cour a également ordonné la confiscation de tous les biens du magnat déchu.
Également, l’ancien DG-adjoint de la société de prévention de la sécurité et l’ancien directeur de l’agence Khalifa Bank de Blida, respectivement Chachoua Abdelhafid et Belaid Kechad ont été condamnés à une peine de huit (08) ans de prison ferme assortie d’une amende de 500 000 DA. Quant à l’autre accusé, Chachoua Badreddine (frère Abdelhafid), ancien DG-adjoint chargé des équipements auprès de Khalifa Bank, a été condamné à quatre (04) ans de prison ferme avec la saisie de sa villa.
F. Guellil

Les autres peines prononcées
L’ancien directeur de l’agence de la Banque de développement local (BDL) de Staouéli, Mourad Issir Idir, a écopé de cinq ans de prison ferme, au moment où l’ancien joueur de football, Meziane Ighil Ali a été condamné à trois ans de prison ferme assortie d’une amende de 500.000 DA, avec la confiscation de sa villa saisie.
Le même tribunal a prononcé une peine de trois ans de prison ferme assortie d’une amende de 20.000 DA contre l’ancien directeur de l’école de police d’Ain Beniane, Foudad Adda.
Des peines complémentaires à savoir, la privation des droits civiques pour une durée de trois ans, ont été, par ailleurs prononcées contre chacun des accusés Abdelmoumene Khalifa, Issir Idir Mourad, Belaid Kechad et Abdelhafid Chachoua.
L’ancien directeur de la société algéro-espagnole d’alimentation, Mustapha Bemehdi a écopé d’une peine de deux ans de prison avec sursis, assortie d’une amende de 20.000 da, tandis qu’une peine d’une année de prison avec sursis a été prononcée contre l’ancien président du conseil d’administration de la Caisse nationale de retraite(CNR), Meziani Ali et l’ancien directeur général du groupe Saidal, Ali Aoune, qui a été aussi condamné à verser une amende de 5000 DA.
Le tribunal criminel près la Cour de Blida a prononcé l’acquittement de l’ancien directeur général de la Caisse nationale d’assurance chômage, Mahrez Ait Belkacem, et de l’accusé Messaoud Sedrati, et qui ont un lien de parenté avec l’accusé principal dans cette affaire.
Le procureur général, Zoheir Talbi avait requis la perpétuité à l’encontre de l’accusé principal Abdelmoumene Rafik Khalifa avec la confiscation de l’ensemble de ses biens, saisis dans le cadre de cette affaire, outre des peines allant de quatre (4) ans à vingt (20) ans de prison ferme contre les 11 autres accusés.
Les 12 accusés ont été poursuivis pour les chefs d’inculpation de « constitution d’association de malfaiteurs, vol qualifié, abus de confiance, falsification de documents officiels et usage de faux, corruption, abus d’influence, falsification de documents bancaires, et banqueroute frauduleuse ».
Le procès de l’affaire Khalifa Bank a été rouvert, dimanche dernier, après la réponse favorable de la Cour suprême au pourvoi en cassation du dernier verdict prononcé en 2015.
APS