Tinzaouatine

Incidents à Tinzaouatine : Qui veut mettre le feu aux poudres !

Une grossière manipulation, encouragée par les réseaux sociaux, a tenté de faire accroire que les services de sécurité auraient tiré sur des manifestants pacifiques du côté de Tinzaouatine, non loin de la frontière avec le Mali. Or, il n’en est rien bien sûr. Mais comme il n’y a jamais de hasard en politique, beaucoup ont tenté de profiter de ces rumeurs malsaines pour remettre sur selle le « hirak ».

Impossible du reste de ne pas lier l’incident dont il sera question plus loin dans le texte et la mystérieuse et secrète visite de l’avocat Salah Dabouz au siège de l’OTAN. Bref, un incident s’est produit ce lundi dans l’extrême sud algérien, comme l’explique le MDN dans un communiqué parfaitement explicite. Celui-ci explique en effet que « suite aux informations incitatives colportées via les réseaux sociaux, le 15 juin 2020, accusant des éléments de l’Armée nationale populaire d’avoir ouvert le feu sur des individus dans la localité frontalière malienne d’Ikhraben, limitrophe de la Commune de Tinzaouatine en 6ème Région militaire, le Ministère de la Défense nationale dément formellement ces allégations infondées, et affirme que ces événements se rapportent à une tentative, menée par des personnes connues par leurs activités suspectes dans la contrebande et le crime organisé, visant à détériorer le mur de sécurisation, en appelant les habitants à la violence et à la manifestation, dans une manœuvre visant à libérer l’étreinte sur leurs intérêts dans la région. Au moment où les éléments des Garde-frontières ont intervenu pour apaiser la situation, des coups de feu inconnus ont été ouverts depuis Ikhraben en direction des positions de nos Garde-frontières, ayant touché un individu parmi la foule, qui a été immédiatement évacué par les Garde-frontières pour être pris en charge par les services de santé, mais qui a succombé malheureusement à ses blessures. Suite à ces événements, le Haut Commandement de l’Armée nationale populaire a ordonné l’ouverture d’une enquête pour élucider les circonstances de cet incident, et appelle à la vigilance quant à ce genre de rumeurs et de désinformations, usées par des parties hostiles, visant à perturber la situation dans cette région. À la lecture du communiqué du MDN, il apparait clairement que de « tristes sirs » ont en effet cherché à profiter de cette situation –sans doute provoquée elle-même– dans le but manifeste de déchaîner les foules, mettre le feu aux poudres et mettre en pratique le complot préparé de longue date contre notre pays dans des officines bien connues. Ceci étant, un groupe de députés du Grand sud algérien –sept au juste- ont réagi à ces incidents dans une urgente lettre ouverte adressée au Premier ministre. Ces derniers, pour qui la contrebande serait une activité « parfaitement licite » au regard des particularités ethniques et géographiques caractérisant ces régions, il est demandé « plus de souplesse » de la part des services de sécurités, notamment les Garde-frontières. Or, il se trouve que la sécurité-même de notre pays, au regard des graves menaces présentes chez nos voisins malien et libyen impose au contraire une vigilance accrue. La stabilité de l’Algérie, et de ces régions, particulièrement fragiles et fragilisées, en dépend grandement…
Kamel Zaïdi