Conseil des ministres

IL MET EN GARDE CONTRE TOUTE ENTRAVE À SA PARTICIPATION AUX LÉGISLATIVES DU 12 JUIN : Le Président mise gros sur la jeunesse

C’est le deuxième Conseil des ministres en date consacré à l’examen du dossier des élections législatives convoquées pour le 12 juin prochain. Après avoir décidé, il y a deux semaines, d’une batterie de mesures au profit des jeunes algériens désireux de participer au scrutin, notamment la gratuité des salles de meeting et des affiches publicitaires des candidats ainsi que leur impression, le président Tebboune passe à la vitesse supérieure. E n effet, la question a été examinée, hier, de nouveau, en Conseil des ministres. Sur la base d’un exposé présenté par le ministre de l’Intérieur, en trait avec le concours de l’administration dans la mise à disposition de l’ANIE des moyens logistiques et techniques pour le besoin de l’organisation du process, le chef de l’État place la jeunesse algérienne dans le cœur de l’opération électorale. Aussi bien pour les postulants que les votants, à considérer les propos du locataire d’El Mouradia qui confirment son attachement à l’effort de la jeunesse dans l’édification de la « nouvelle Algérie ». D’ailleurs, persiste-t-il et signe, à l’issue des travaux de cette réunion qui s’est penchée, aussi, sur les préparatifs du mois de Ramadhan et la campagne de vaccination anti-Covid, les jeunes algériens ne doivent plus trouver d’embûches sur le chemin des prochaines élections. Autrement, qu’il sera du devoir de l’administration d’assurer toutes les conditions nécessaires pour que l’Autorité de Mohamed Charfi puisse assurer l’organisation, dans la transparence et la probité, l’opération électorale. Il va sans dire que le chef de l’État, par ces instructions, vise à bannir les pratiques malsaines héritées de l’ancien régime. Sinon des pratiques des partis politiques traditionnels qui, autrefois, s’érigeaient en tuteurs de la jeunesse algérienne qu’ils exploitaient à tort comme tremplins pour les besoins d’accéder aux privilèges et non pas représenter dignement dans l’Assemblée populaire nationale. Face à un tel scénario qui pourrait souiller le déroulement du processus électoral, le chef de l’État met en garde, donc, contre toute entrave allant dans le sens d’empêcher l’émergence de nouvelles têtes parmi la jeunesse qui, ainsi structurée dans les associations de la société civile pourraient constituer une force d’équilibre avec les formations politiques.
Farid Guellil