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IL DÉNONCE L’AGRESSION DE LA PALESTINE, FUSTIGE LE MAK ET RACHAD ET ÉVOQUE UNE PARTICIPATION EN FORCE AUX LÉGISLATIVES / RND : Tayeb Zitouni au déballage

C’est toujours la même ligne de conduite au sein du Rassemblement national démocratique, à savoir, le soutien indéfectible au président de la République même après le changement radical au niveau de la direction du parti. Ça a été rappelé encore une fois, par son secrétaire général, Tayeb Zitouni.
Ce responsable a animé hier une conférence de presse à l’occasion de la célébration de la grève des étudiants algériens lors de la glorieuse Révolution de libération nationale, déclenchée lors de la journée du 19 mai 1956. Tayeb Zitouni a initié son intervention par sa double et « ferme dénonciation de l’agression de l’entité sioniste caractérisée par des bombardements contre les populations palestiniennes civiles et démunies de moyens de défense, à Ghaza, ainsi que du mutisme complice de la part du Conseil de sécurité de l’ONU et de l’Union européenne ». Il a exprimé son exclamation du fait « qu’aucune résolution ni déclaration officielle n’a été émise par ces deux dernières ». Il a rappelé, à ce propos, la position officielle de l’Algérie, à savoir, le soutien inconditionnel à ce pays frère. Le SG du RND est revenu par la suite sur l’historique et courageuse décision des étudiants algériens, durant notre glorieuse guerre, d’abandonner les bancs des universités et des lycées et de rejoindre la lutte armée en intégrant les rangs de L’ALN. Il l’a qualifiée de leçon mondiale aux communautés estudiantines et aux jeunes. Il a mis en avant, à ce sujet, « la bonne volonté et l’honnêteté de nos 1,5 million d’étudiants à participer aujourd’hui, à travers leurs marches, à l’édification de l’État national suivant, ainsi, la démarche de leurs aïeux ». Il n’a pas manqué, toutefois, à dénoncer les velléités d’utiliser le mouvement estudiantin pour attenter à la stabilité du pays et à sa souveraineté.
Sur un autre registre, le premier responsable du RND a rappelé « la participation avec force de son parti aux prochaines élections législatives ». C’est « l’unique moyen pour édifier les institutions de l’État et de renforcer sa stabilité, alors que ceux qui refusent les élections sont incapables de rassembler les parrainages et les signatures », a-t-il dit. Il s’est enorgueilli du fait que le Rassemblement présente des listes de candidats au niveau de l’ensemble des 58 wilayas du pays, ainsi qu’au niveau de 4 circonscriptions à l’étranger, ce qui « témoigne de son ancrage populaire », selon lui. En chiffres, le RND présente 567 candidats au total. Parmi eux, 45% sont des femmes et 75% sont des jeunes, sachant que le taux des universitaires atteint les 93%, selon les précisions de l’orateur.
Il a salué, à ce titre, les démarches et les efforts du président Tebboune, visant à moraliser la vie politique, à séparer l’argent de la politique et surtout à offrir à nos concitoyens des assemblées légitimes et élues démocratiquement. Il a réitéré, en ce sens, «  le soutien indéfectible du RND au premier dirigeant du pays ». Un soutien émanant d’un parti qui avait raflé les majorités des sièges dans les anciennes assemblées élues sur la base de l’allégeance et du critère du quota !
La rencontre a été également une opportunité pour dévoiler les grandes lignes du programme élaboré par cette formation politique à la veille du début de la campagne électorale. Un programme « couvrant tous les secteurs d’activités évitant les fausses promesses et le populisme », a-t-il soutenu mais qui, somme toutes, ne s’éloigne pas de ceux anciens ou même de ceux des autres partis.
Enfin, Zitouni a saisi cette occasion pour fustiger les graves agissements des organisations Rachad et MAK, représentant « un réel danger pour la sécurité de notre pays ». Il a affirmé, dans ce contexte, que « la Kabylie riche, notamment par ses Zaouias, reste attachée aux fondements de l’identité algérienne et sa population qui avait combattu les généraux français s’oppose fermement à l’idée du séparatisme ». Il a salué, au passage, la décision du Haut conseil de sécurité, lors de sa réunion de mardi, de classer ces deux mouvements comme organisations terroristes
Lyes Ayoub