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GARA DJEBILET, TALA HAMZA ET BLED EL-HADBA : Des acquis qui dérangent les aigris

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Chaque élan de l’Algérie vers le progrès et le développement fait rager les aigris et les revanchards de l’ancienne OAS qui tentent, à coups de grands renforts de pseudo spécialistes de démontrer que le pays des 1.5 million de martyrs ne peut s’affranchir de la tutelle de ceux qui ont sucé sa sève durant plus de 130 ans. 

Les projets de développement des capacités de production des ressources d’hydrocarbures, les études qui font de l’Algérie un leader dans le domaine de l’énergie verte, les mégaprojets de Gara Djebilet, Tala Hamza et Bled El-hadba ne sont que des leurres agités par l’Algérie. Ils ne sont pas, selon leurs analyses distillées à travers des chaînes de propagande, qu’un gros mirage, refusant de voir la réalité en face : l’Algérie est bel et bien lancée dans une dynamique qui fera d’elle, à moyen terme, une puissance économique mondiale. Ces progrès sont l’ émanation de la vision prospective du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, « qui vise à faire des capacités du pays, y compris les ressources minières, un pilier d’une renaissance sur laquelle l’Algérie nouvelle et victorieuse compte pour construire un avenir prospère à tous les niveaux pour les générations futures, dans le cadre d’une approche basée sur la diversification économique, l’orientation intelligente des ressources et leur exploitation selon les fondements et les principes de renforcement de la souveraineté économique nationale », indique une dépêche de  l’agence APS . Avec le lancement de l’exploitation de grandes installations minières, telles que Gara Djebilet (Tindouf) et Tala Hamza Amizour (Béjaïa), et l’anticipation du lancement du projet intégré de phosphate à l’est du pays, l’Algérie a concrétisé la mise en place effective d’une transformation qualitative dans son processus de développement, ce qui traduit un véritable renouveau dans le secteur minier qui aura des répercussions économiques majeures sur l’avenir du pays dans son ensemble. Il faut préciser dans ce cadre que l’irruption attendue de l’Algérie dans le marché du phosphate va révolutionner les opportunités de l’offre ce qui réduira encore plus le rôle joué par le Maroc dans le marché mondial de ce produit.

2026, l’année du secteur minier algérien

Le président de la République Abdelmadjid Tebboune avait souligné à plusieurs reprises que l’investissement de l’État dans un secteur prometteur comme les mines « vise à établir de nouveaux piliers et ressources pour l’économie nationale dans les prochaines étapes, et pour le bien des générations, et ce, dans le cadre de la recherche d’une économie diversifiée non dépendante d’une seule ressource. En effet, l’année 2026, qui verra la célébration du 60ème anniversaire de la nationalisation des mines (6 mai 1966), sera une année du secteur minier par excellence, compte tenu du début de l’exploitation de l’énorme mine de fer de Gara Djebilet, parallèlement à la nouvelle ligne de chemin de fer Gara Djebilet-Tindouf-Béchar le 1er février dernier, lors d’une journée historique mémorable dans l’Algérie nouvelle et victorieuse, de l’avis unanime des observateurs et de nombreuses institutions nationales et étrangères ». À l’occasion de l’inauguration de cette ligne (950 km), le président de la République avait tenu à souligner que ce projet, qui met en évidence « l’Algérie des défis », exprime « une vision stratégique intégrée pour la valorisation et l’investissement de nos ressources naturelles et de nos richesses nationales », en plus de « la connexion entre le Grand Sud et le reste des régions du pays ». La mine de Gara Djebilet, avec ses réserves de 3,5 milliards de tonnes de minerai de fer, constitue également la première étape d’un projet national structurant et intégré qui contribuera à la réalisation des objectifs des orientations économiques nationales, en plus de la mine de zinc et de plomb d’Oued Amizour et de Tala Hamza à Béjaïa, qui est entrée en exploitation au milieu du mois en cours, ainsi que le projet de construction de la ligne de chemin de fer de la mine de Bled El-Hadba et du quai minier d’Annaba, dont l’entrée en activité est prévue pour la fin de l’année en cours ».  Le projet minier, situé dans les régions d’Amizour et de Tala Hamza, constitue l’un des plus grands gisements de plomb et de zinc de la région, avec des réserves considérables qui le qualifient pour être l’un des piliers fondamentaux de l’industrie nationale dans ce domaine, les réserves géologiques étant estimées à 53 millions de tonnes.

Bled El Hadba promet une transformation du marché mondial de phosphate

La capacité de production annuelle de minerai devrait atteindre 2 millions de tonnes, qui seront acheminées vers les unités de traitement, tandis que la production annuelle de concentré après traitement devrait atteindre 200 000 tonnes/an. Il devrait également créer plus de 700 emplois directs, en plus d’environ 4 000 autres emplois indirects, ainsi que de dynamiser le tissu de la sous-traitance et des entreprises émergentes et petites. Il s’inscrit dans une dynamique accélérée sous la direction et l’attention directe du président de la République, dans le but de lancer des projets miniers structurants qui renforcent la production nationale et stimulent l’industrie de transformation. Pour sa part, le projet intégré de phosphate (Tébessa) connaît une accélération du rythme de réalisation, de sorte qu’il devrait faire de l’Algérie l’un des principaux exportateurs d’engrais phosphatés et azotés au monde, compte tenu de sa capacité à augmenter sa production de phosphate de 2,5 millions de tonnes par an à 10,5 millions de tonnes. La première phase de ce projet comprend l’exploitation de la mine de Bled El-Hadba et le traitement du minerai brut localement pour extraire 10 millions de tonnes, dont 6 millions de tonnes seront acheminées comme matière première vers la wilaya de Souk Ahras, pour qu’une deuxième phase consiste en la réalisation d’un complexe de traitement chimique et de production de produits intermédiaires et finis d’engrais et de fertilisants. La troisième phase concerne l’extension du port minier d’Annaba, parallèlement au rythme accéléré de réalisation de la ligne de chemin de fer orientale, qui relie la mine de Bled El-Hadba au port d’Annaba, et qui s’étend sur une distance totale estimée à 450 km, dont il ne reste plus que 150 à 175 km à réaliser. Le projet d’extension du port permettra d’accueillir des navires de grande capacité, transformant ainsi la wilaya d’Annaba en une plateforme logistique mondiale capable d’attirer les plus grandes compagnies maritimes internationales et d’accroître la compétitivité des produits miniers sur les marchés étrangers. L’expédition du phosphate algérien depuis le quai minier du port d’Annaba débutera fin 2026, au plus tard à la fin du premier semestre 2027, dans le but d’augmenter la capacité de production d’engrais de l’Algérie. Ce sont, n’en déplaise aux analystes de certains plateaux, autant de réalisations qui doteront l’Algérie d’un secteur minier fort et performant qui lui permettra d’occuper à l’avenir le statut de leader dans plusieurs domaines industriels et lui permettront également d’élargir la plateforme de ses échanges avec le monde.  

Slimane B.

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