Espagne : l’Atlético qui s’offre la Supercoupe

L’Atlético Madrid a remporté la Supercoupe d’Espagne en s’imposant devant le Real Madrid, qui l’avait battu en finale de la Ligue des champions (1-0). Les deux équipes s’étaient quittées sur un score de parité à l’aller (1-1). L’Atlético Madrid y tenait beaucoup. Les Colchoneros ont remporté la Supercoupe d’Espagne, vendredi soir, dans un Vicente-Calderon bouillant comme jamais, après leur court succès sur le Real Madrid (1-0), trois jours après un match aller de très haute intensité au Bernabeu (1-1). Toujours aussi combatifs et bien organisés, les hommes de Diego Simeone s’en sont remis au but de Mario Mandzukic, son premier avec le maillot des Matelassiers, pour faire la différence. Un but survenu après seulement deux minutes de jeu. Mais à l’inverse de la finale de la dernière Ligue des champions, les Rojiblancos n’ont pas craqué. Ils s’adjugent la deuxième Supercoupe d’Espagne de leur histoire, vingt-neuf années après leur premier sacre, et lancent leur saison d’après-titre de la meilleure des manières.

Le Real Madrid a pourtant tout fait pour aller chercher l’égalisation. Mais ce qui a manqué aux hommes de Carlo Ancelotti c’est un peu, voire beaucoup, d’adresse face au but adverse. Sur leurs treize tentatives de la soirée, les Merengue ne sont parvenus qu’à en cadrer deux. Trop peu à ce niveau pour inquiéter une défense de l’Atlético toujours aussi solide, bien que trop statique par moment. La véritable secousse, c’est James Rodriguez, titularisé aux côtés de Gareth Bale et Karim Benzema dans le 4-3-3 d’Ancelotti, qui l’a donnée : une merveille de frappe du gauche, venue frôler le poteau de Miguel Angel Moya, juste avant la pause. Un geste sublime qui aurait pu relancer le Real dans cette rencontre. Le destin en a voulu autrement.

Ronaldo trop juste, Khedira et Di Maria préservés
Aligné en lieu et place de Cristiano Ronaldo, le Colombien a sorti une prestation solide et a enfin pu occuper la position axiale, celle du meneur de jeu, qui lui va si bien. Pour cela, il a dû attendre l’entrée d’un Cristiano Ronaldo, touché à la cuisse lors du match aller, jugé trop juste pour débuter la partie. Le Portugais, volontaire, a bien essayé de mener la révolution lors du second acte, mais il s’est cantonné au seul rôle d’attaquant et a quelque peu désorganisé l’équilibre de son équipe. L’équilibre, ce leitmotiv que recherche absolument Carlo Ancelotti depuis son arrivée à Madrid, le Real l’a perdu en faisant sortir Toni Kroos à la mi-temps. Privé de Sami Khedira et d’Angel Di Maria, tous deux en instance de transfert, le Real a passé tout le second acte coupé en deux. L’absence de Di Maria était criante lors du dernier quart d’heure.
Une équipe coupée en deux, c’était bien là, la volonté de cet Atlético de Madrid. Une formation qui n’a pas changé d’un iota durant l’intersaison, malgré les craintes qui ont accompagné les départs de Thibaut Courtois, Filipe Luis et Diego Costa. Ou presque. Les recrutements d’Antoine Griezmann et de Mario Mandzukic, cet été, ont bien offert une nouvelle façon d’attaquer et de jouer en contre pour le 4-4-1-1 du « Cholo » Simeone. Tout le monde l’a vu, les déplacements du Français et le sens du placement du Croate, ainsi que sa faculté à jouer en pivot et d’aller se mettre au diapason comme les autres, ont joué quelques mauvais tours à une défense du Real – qui retrouvait un Raphaël Varane titulaire à la place de Pepe – encore mal réglée. Portés par un excellent Tiago et un Raul Garcia version XXL dans l’entrejeu, les Colchoneros ont bien tenu le choc face à une équipe née pour jouer, tenir le ballon et attaquer. Eux aussi ont manqué d’adresse devant le but, surtout en seconde période (2 tirs cadrés sur 10 tentatives). Cela pourra leur jouer un mauvais tour plus tard dans la saison, mais pas face à ce Real-là, toujours aussi mal à l’aise pour déstabiliser le bloc-équipe de « l’Atléti ». Pour aller chercher une coupe, tout est une affaire d’état d’esprit. Un état d’esprit que les soldats de Diego Simeone, expulsé en première période pour avoir touché le quatrième arbitre et auteur d’un one-man show dans les tribunes du Calderon, n’ont absolument pas perdu. Et qui n’est pas prêt de partir. La saison de Liga est définitivement lancée.

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