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Elle a utilisé un logiciel-espion fourni par son amie et alliée qu’est l’entité sioniste : Comment Rabat espionne ses journalistes…

Le Maroc, qui n’a jamais été un modèle en matière de respect des journalistes et de leurs droits et libertés, semble avoir carrément franchi le Rubicon en se servant d’un « malware » fourni par la très détestée entité sioniste pour suivre pas-à-pas les activités, conversations et déplacements de certains professionnels de la presse activant au Maroc.

Et c’est carrément l’ONG Amnesty Internationale qui en a fait la révélation dans un communiqué dont nous avons reçu copie hier. Celle-ci révèle, en effet, que « Omar journaliste exerçant au Maroc, avait été la cible de plusieurs attaques au moyen d’une nouvelle technique sophistiquée permettant d’installer de façon invisible Pegasus, logiciel espion produit par NSO Group. Ces attaques se sont produites alors que le journaliste faisait l’objet d’actes de harcèlement multiples de la part des autorités marocaines – l’une d’entre elles notamment a eu lieu quelques jours seulement après que l’entreprise eut affirmé que ses produits ne seraient plus utilisés pour commettre des violations des droits humains – et elles se sont poursuivies au moins jusqu’au mois de janvier 2020. “On ne peut manifestement pas faire confiance à NSO Group. Alors que l’entreprise lançait une offensive médiatique pour redorer son blason, ses outils rendaient possible la surveillance illégale d’Omar Radi, journaliste primé et militant» s’insurge à ce propos Danna Ingleton, directrice adjointe d’Amnesty Tech.” « Même après que des éléments attestant de l’utilisation de son logiciel espion pour suivre des militant·e·s au Maroc ont été portés à sa connaissance, NSO Group semble avoir choisi de conserver le gouvernement marocain parmi ses clients. Si l’entreprise n’empêche pas l’utilisation de sa technologie pour commettre des atteintes aux droits humains, il devrait lui être interdit de la vendre à des États qui s’en serviront probablement à cette fin. » Si les autorités marocaines sont responsables en dernier ressort du ciblage illégal de militant·e·s et de journalistes, à l’image d’Omar Radi, NSO Group a joué un rôle dans ce type de violation en les maintenant parmi ses clients actifs au moins jusqu’en janvier 2020. Cela leur a semble-t-il permis de conserver un accès au logiciel espion produit par l’entreprise. En raison de ses activités journalistiques et militantes, Omar Radi est systématiquement pris pour cible par les autorités marocaines. C’est un fervent détracteur du bilan de celles-ci en matière de droits humains, et il a publié des articles sur la corruption ainsi que sur les liens unissant les intérêts du monde des affaires et du monde politique au Maroc. Le 17 mars 2020, il a été condamné à une peine de quatre mois d’emprisonnement avec sursis, en raison d’un tweet publié en avril 2019 où il critiquait l’iniquité du procès d’un groupe de militants. Ces pratiques illégales d’espionnage, et le harcèlement généralisé des militant·e·s et des journalistes dans lequel elles s’inscrivent, doivent cesser », a déclaré Danna Ingleton. Amnesty Tech a réalisé, en février 2020, une analyse forensique de l’iPhone d’Omar Radi, qui a permis de découvrir que l’appareil avait été la cible d’une série d’attaques par « injection réseau ». Ce type d’attaque permet à ses auteurs de surveiller, d’intercepter et de manipuler les données de trafic Internet de la personne ciblée. Le navigateur Internet du téléphone est redirigé vers un site malveillant, sans aucune intervention de son ou sa propriétaire. Le logiciel espion Pegasus est alors installé de façon invisible sur le téléphone à partir de ce site. Une attaque par injection réseau nécessite soit de se situer à proximité des personnes ciblées, soit d’avoir accès aux réseaux mobiles du pays – ce que seuls les pouvoirs publics pourraient autoriser ; il s’agit donc là d’un autre élément qui donne à penser que les autorités marocaines sont responsables de l’attaque visant Omar Radi. En janvier 2020, NSO Group commercialisait toujours cette technologie d’interception sophistiquée. Dès lors que Pegasus est installé, les auteurs de l’attaque ont entièrement accès au contenu du téléphone (messages SMS, courriels, activité sur Internet, micro, appareil photo, appels téléphoniques et contacts). On sait qu’il est difficile pour une victime de repérer une attaque par injection réseau, car elle laisse très peu de traces. Les preuves numériques qu’Amnesty International a extraites du téléphone d’Omar Radi donnent à penser que des attaques par injection réseau se sont produites les 27 janvier, 11 février et 13 septembre 2019. Le 10 septembre 2019, NSO Group s’est engagé publiquement à respecter les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme. Le navigateur du téléphone d’Omar Radi a été redirigé vers le même site malveillant que celui identifié par Amnesty International dans une attaque ciblant l’universitaire et militant marocain Maati Monjib, comme expliqué dans le rapport intitulé Maroc. Des défenseurs des droits humains ciblés par un logiciel espion de NSO Group et publié le 10 octobre 2019. NSO Group a reçu un exemplaire de ce rapport le 2 octobre 2019, avant sa publication. Le site malveillant a été fermé le 6 octobre, quelques jours avant qu’Amnesty International ne rende ses conclusions publiques. Cependant, de nouveaux indices révèlent que le téléphone d’Omar Radi a continué d’être la cible d’attaques similaires par injection réseau, via un autre site, jusqu’au 29 janvier 2020. NSO Group affirme ne vendre son logiciel espion qu’aux services de renseignement et organes chargés de l’application des lois des États. Or, les éléments mis au jour par Amnesty International indiquent que le gouvernement marocain est resté un client actif de l’entreprise et qu’il a pu continuer d’utiliser la technologie de celle-ci pour suivre, intimider et réduire au silence des militant·e·s, des journalistes et ses détracteurs.
Le Maroc, qui n’en est pas à une traitrise et à une bassesse près, était allé, sous le règne du défunt Hassan II, jusqu’à espionner les leaders arabes à la veille de la guerre des six jours, rendant ainsi inéluctable la victoire de l’entité sioniste. Dire que le leader chérifier se drape du pompeux et usurpé titre de « commandeur des croyants » ! Sic…
Mohamed Abdoun