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ÉDUCATION NATIONALE : L’Enseignement à distance maintenu jusqu’au 29 avril

Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé, dimanche soir, le prolongement de la suspension des cours pour les trois paliers primaire, moyen et secondaire, tout en maintenant l’application de son plan d’urgence de poursuivre l’enseignement à distance.

Selon un communiqué du département de Mohamed Ouadjaout, cette suspension des cours dans les établissements est donc prolongée jusqu’à mercredi 29 du mois en cours. «Conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune et en application de la décision du Premier ministre, du 18 avril 2020, portant reconduction du dispositif actuel de confinement ainsi que de l’ensemble des mesures préventives qui l’accompagnent, pour une période supplémentaire de dix (10) jours , à partir du 19 avril jusqu’au 29 avril 2020, le ministère de l’Éducation nationale annonce la prolongation de la suspension des cours au niveau de l’ensemble des établissements d’éducation et d’enseignement, tous paliers confondus, et ce jusqu’au 29 avril courant », lit-on dans le communiqué du ministère.
À ce titre, le ministère assure qu’il poursuivra la mise en œuvre des actions contenues dans le plan d’urgence tracé, «en vue de faire face à la mesure de suspension de l’enseignement à temps plein, et ce via la diffusion des cours pilotes pour le 3e trimestre et d’émission dédiées à la prise en charge psychologique des élèves, à travers les radios locales, en coordination avec les directions de l’éducation ». L’opération d’enregistrement des émissions de solutions aux exercices sera poursuivie en coopération avec le Centre de recherche sur l’information scientifique et technique (CERIST), au profit des élèves des classes d’examen (5e année primaire, 4e année moyenne et 3e année secondaire) et sera diffusée selon un programme horaire qui sera publié ultérieurement dans un communiqué.
De plus, le ministère de l’Éducation nationale assure que la diffusion des cours du 3e trimestre, « se poursuivra » à travers dix-sept (17) chaînes Youtube, au profit de l’ensemble des élèves des trois cycles d’enseignement, du programme télé « mafatih En-najah » (les clés du succès), au profit des élèves des classes d’examens, des cours de soutien scolaire de la plateforme numérique de l’Office national d’enseignement et de formation à distance (ENEFD), destiné aux élèves de la 4e année moyenne et de la 3e année secondaire, et ce conformément à ce qui a été fixé dans un programme horaire publié lors des précédents communiqués. Par ailleurs, le ministre de l’Éducation a appelé tous les membres de la corporation de l’Éducation au respect « nécessaire » de toutes les mesures préventives, notamment, les dispositifs de confinement actuel en vue d’endiguer la propagation de la pandémie Covid-19.
Pour rappel, le 13 avril passé le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Ouadjaout a appelé les directeurs de l’éducation à poursuivre leurs efforts pour pallier la suspension des cours à travers l’activation des opérations prévues par le plan d’urgence tracé par le ministère de l’Éducation nationale ainsi que son extension aux radios locales, notamment au profit des élèves dépourvus de moyens technologiques et de la communication, saluant à ce titre les directeurs de l’éducation, tout en les incitant à encourager et encadrer les initiatives individuelles des enseignants visant à prendre contact avec les élèves à travers la création d’espaces virtuels permettant une interactivité entre eux sur internet.
Les réserves des partenaires sociaux
De leur côté, les partenaires sociaux et les organisations des parent d’élèves ont exprimé leur mécontentement sur la décision « unilatérale » du ministre de l’Éducation concernant la diffusion des cours à distance, surtout que le ministre a pris cette décision sans consulter les syndicats. Ce qui a incité le ministre du secteur, dans une nouvelle sortie, à rassurer  qu’aucune décision définitive au sujet de la réorganisation et de la répartition des deux trimestres scolaires (en cours et prochain) et du changement du calendrier des examens scolaires nationaux ne sera prise, sans la consultation des différents partenaires sociaux, à l’image des organisations des parents d’élèves et des syndicats du secteur. Il convient de noter également que plusieurs syndicats du secteur ont proposé des solutions dans ce cadre, prenant en considération les moyens des familles algériennes notamment en matière d’internet, mais le premier responsable du secteur semble faire abstraction de ces propositions.
Sarah Oubraham