Éducation : l’Unpef menace de renouer avec la protesta

Le vent des contestations souffle de nouveau dans le secteur de l’éducation nationale. À peine quelques mois depuis la reprise des cours, les grèves ont repris de plus belle. Après le débrayage des intendants, c’est le tour de l’Union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation de (UNPEF) de monter au créneau. Les assurances de la ministre de l’Éducation, Nouria Benghebrit, ne semblent pas avoir eu l’effet attendu auprès de ses partenaires sociaux. Les perturbations que connaît le secteur de l’éducation depuis quelques temps, ne connaissent plus d’épilogue, et ce malgré l’installation de la nouvelle ministre, qu’il faut le dire avait tenté de rouvrir les canaux de dialogue avec les syndicalistes mais en vain. En effet, l’Union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation a rendu public un communiqué dans lequel elle a annoncé l’organisation d’une journée de grève et de sit-in devant les directions de wilayas. Prévue pour demain, l’action de l’UNPEF vient pour emboîter le pas aux intendants qui sont à leur septième semaine de débrayage. C’est au cours de la réunion du bureau national avec les responsables des bureaux de wilayas, au lycée Frantz-fanon de Boumerdès, que la décision de recourir à la grève a été prise, lit-on dans le communiqué. Accusant la tutelle d’être à l’origine des perturbations dans le secteur à cause de sa non-prise en charge de leurs revendications, les cadres syndicaux de l’UNPEF ont exprimé dans le même document leur solidarité avec les personnels des services économiques.
Il a été question lors de cette réunion, de rappeler les principales revendications du syndicat. L’UNPEF a appelé dans ce sens à l’application immédiate de la circulaire ministérielle 004/2014 dans toutes les directions de wilayas et à travers l’échelle nationale. Elle a appelé également à la mise en application de l’abrogation de l’article 87 bis du Code de travail, et revoir la question de la prime du Sud et des Hauts-Plateaux. Dans le même cadre, le syndicat regrette la non-participation des syndicats autonomes dans les travaux du nouveau Code de travail initié par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale. «Aucun syndicat autonome n’a été convié à ces travaux, ce qui explique l’absence de la conception du pluralisme syndical en Algérie », souligne-t-on encore dans le document. Il convient de rappeler, par ailleurs, que les agents du service économique de l’éducation avaient de leur côté, entamé leur grève au lendemain de la reprise scolaire. Les grévistes ont exigé à la tutelle la prise en charge de leur plateforme de revendications. Celles-ci consistent essentiellement en la promotion des agents économiques au poste de sous-intendant, l’abrogation du poste d’agent des services économiques, l’accélération des promotions, la prime de l’expérience pédagogique, et enfin l’indemnité de responsabilité et de caisse.
Ania Naït Chalal

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