Vaccin

DéVELOPPEMENT D’UN VACCIN CONTRE LE COVID-19 : La concurrence fait rage entre la Chine et les États-Unis

De nombreux laboratoires de recherche à travers le monde tentent de développer un vaccin contre la maladie du Covid-19, qui perdure depuis plusieurs mois maintenant. En effet, un total de Cent-soixante-neuf (169) projets de vaccins est en lice dans le monde. Mais, à ce jour, seuls 12 essais cliniques ont débuté, dont une moitié en Chine.

Lors d’une conférence de presse donnée à l’occasion de la publication du livre blanc «Combattre le Covid-19: la Chine en action», publié par le Bureau de l’information du Conseil des affaires d’État, et rapporté par le Quotidien du Peuple, le ministre chinois des Science et des Technologies, Wang Zhigang, a déclaré que les autorités locales rendraient le vaccin contre le Covid-19 disponible au monde entier et fera de ce vaccin un « bien public mondial». Selon cette source, cinq types de vaccins sont actuellement en développement, dont certains sont déjà en phase d’essais et dont la priorité était donnée à leur sécurité, efficacité et disponibilité.
Le ministre a assuré, en outre que son pays respecterait tous les engagements pris le 18 mai par le Président chinois lors de la 73e Assemblée mondiale de la Santé. Le Président chinois avait, rappelle-t-on, fait savoir que son pays consacrerait deux milliards de dollars sur deux ans à la lutte mondiale contre le Covid-19. En outre Pékin est favorable à une «évaluation complète» de la réponse à la pandémie une fois que celle-ci aura été enrayée.
Le pays le plus peuplé de la planète n’est toutefois pas la seule puissance à se lancer dans cette course pour le développement d’une molécule à mettre fin au diktat du virus mortel corona.
Son ennemi juré, les États-Unis d’Amérique (USA) s’intéresse de près, eux aussi, à vouloir décrocher le titre du premier pays à avoir développé le fameux « remède » contre le virus corona qui a mis à genou le monde entier défiant, à la fois, la science et la puissance.
L’Amérique a d’ores et déjà promu à Moderna, l’une des premières sociétés biotechnologie, basée à Cambridge dans le Massachussetts, à mener des essais cliniques sur un potentiel vaccin contre le nouveau coronavirus (Covid-19), un processus d’homologation accéléré, en quelques semaines au lieu des 6 mois de rigueur. Moderna est une petite société fondée il y a neuf ans à Cambridge près de Boston et pèse 29 milliards de dollars sans avoir jamais homologué jusque-là ni un médicament ni un vaccin.
Pour l’aider à produire son vaccin contre le Covid-19, en utilisant la nouvelle technologie de l’ARNm, la société suisse Lonza a signé un accord majeur avec la société biotechnologique américaine Moderna Therapeutics.
Le vaccin de Moderna se fonde sur une technologie appelée ARN messager, qui consiste à donner au corps les informations génétiques nécessaires pour déclencher préventivement la protection contre le coronavirus. Les résultats complets de l’essai de phase 1, sur 45 participants de 18 à 55 ans, ne sont pas encore connus. Selon le PDG de la société suisse, Albert Baehny, son entreprise peut relever le défi de produire des centaines de millions de doses, à partir de cette année, si les essais continuent à être concluants. La même source assure qu’Il devrait y avoir de nombreuses lignes de fabrication, avec une production de 50 à 100 millions de doses par an, pour chaque ligne, précisant toutefois, que cela dépendra du dosage final, qui ne sera connu qu’avec la fin de la troisième phase des essais cliniques.
L’usine de Viège pourrait avoir jusqu’à trois lignes de fabrication fonctionnant en parallèle, ce qui signifierait que 100 à 300 millions de doses pourraient y être produites, a-t-il encore précisé.
Brahim Oubellil