DÉPOT DES DOSSIERS DE RETRAITE POUR LES TRAVAILLEURS DE L’ÉDUCATION : L’opération fixée du 6 janvier au 18 février 2020

Dans une correspondance adressée par le ministère de l’éducation nationale aux inspecteurs et aux chefs d’établissements des trois paliers du secteur, il a été annoncé que le dépôt des dossiers pour le départ en retraite des travailleurs aura lieu du 6 janvier au 18 février 2020.

Une opération qui enregistrera, à coup sur, comme c’est le cas chaque année, beaucoup de demandes. Toutefois, et en conséquence, la question remettra encore une fois à jour la problématique des postes vacants que le MEN n’arrive toujours pas à combler, notamment en matière d’enseignants et ce, en dépit des nombreuses opérations de recrutements effectuées.
D’après, en effet, cette circulaire, «les employés ayant atteint l’âge légal de retraite sont tenus de soumettre leurs dossiers aux directeurs de leurs établissements scolaire, pour que ces derniers les déposent au niveau des bureaux de retraite dans les délais fixés. Cependant, le ministère de l’éducation met en garde les retardataires, car «une fois l’échéance expirée aucun dossier ne sera accepté, en vue de pouvoir comptabiliser les postes vacants et se préparer convenablement pour la prochaine rentrée scolaire», a-t-il été notifié dans le même document. à noter que le département de Belabed a défini la catégorie des fonctionnaires concernés par cette mesure.
« Il s’agit du personnel dont l’âge est de 60 ans pour les hommes et de 55 ans pour les femmes, alors qu’une exception a été accordée aux dossiers de retraite de femmes âgées de 52 ans qui ont travaillé dans le secteur, à condition que celles-ci aient au moins trois enfants âgés de 9 ans et plus ». « Cette instruction permet également aux employés de choisir de poursuivre leur travail au sein de leur établissement pour un délai de cinq ans après l’âge légal de départ à la retraite », a souligné la même source. Il faut dire, à ce propos, que la question de départ à la retraite pèse lourd pour le secteur de l’éducation nationale qui souffre encore de la saignée enregistrée ces dernières années en raison de l’annulation de la retraite anticipée et sans condition d’âge.
Ceci a poussé le même département à recourir, à maintes reprises, à des opérations de recrutements (externes ou à travers sa plateforme numérique), mais qui n’ont pas, malheureusement, jusqu’à présent permis de combler le manque provoqué par ces départs massifs en retraite.
Alors qu’un nouveau ministre est attendu à la tête du secteur, après la désignation d’un nouveau gouvernement prévu ces jours-ci, de gros défis seront inscrits dans son agenda y compris celui relatif au manque d’encadreurs et surtout à la qualité de l’enseignement des nouvelles recrues. Sur un autre registre, il convient de rappeler que le MEN a fixé la date du 31 décembre prochain pour l’organisation de l’examen professionnel d’accès aux grades d’enseignants formateurs pour les trois cycles éducatifs. 62 429 candidats passeront les épreuves de l’examen à travers les 233 centres mobilisés sur l’ensemble du territoire national. Avec 42 677 postes à pourvoir, le nombre de postes de promotion au rang d’enseignant principal du cycle secondaire s’élèvera à 10 066 postes, 11 573 postes de promotion au grade d’enseignant principal de l’enseignement moyen et 18 360 autres postes au rang d’enseignant principal au cycle primaire. En outre, 653 postes au rang d’enseignant formateur dans le cycle secondaire sont ouverts au titre de cette nouvelle opération de promotion, 1 104 postes pour le cycle de l’enseignement moyen et 18 360 autres postes au rang d’enseignant principal au cycle primaire. Conformément au calendrier de l’examen établi par la tutelle, les candidats auront à passer deux épreuves de leur spécialisation et en sciences de l’éducation.
Ania Nait Chalal