Covid au Maroc

DANS SA GUERRE CONTRE L’ALGÉRIE : Le Makhzen exploite le Covid-19 et sollicite un cabinet britannique

Le dernier rapport du cabinet britannique spécialisé dans la gestion de risques, Verisk Maplecroft, place l’Algérie parmi 37 pays exposés à des supposés « troubles sociaux majeurs », en raison de la pandémie, durant le second semestre de l’année 2020.
Cette institution, qui n’est pas côtée sur le plan international, semble avoir interrogé une boule de cristal pour «pondre sa sentence». On se permet de douter de la pertinence de ses conclusions tant le résultat semble ignorer royalement certaines données socio-économiques des pays cités, dont l’Algérie, dans son rapport. Et à y voir de plus près, on découvre que le Maroc, qui vit déjà des troubles bien avant l’apparition de la pandémie, et qui n’a prévu aucune mesure de soutien aux couches sociales fragiles supposées être le déclencheur d’émeutes, n’y est même pas évoqué. Là les doutes sur de supposées accointances entre ce cabinet et le palais royal marocain se confirment.
Cette auguste institution qui joue à la « cartomancière du dimanche » a cité l’Égypte, l’Algérie, l’Iran, le Pakistan, le Bangladesh, certains pays de l’Afrique subsaharienne et d’autres de l’Amérique latine comme foyers de troubles sociaux à venir. Il faut dire dans ce contexte que citer le Pakistan dans le lot des pays à économie à risques est une erreur que ne se permettrait pas même le plus profane des économistes. Pour le cas de notre pays, le cabinet semble ignorer que les effets de la pandémie ne sont pas une exclusivité algérienne. Ils sont vécus par la planète toute entière. Même les plus avancés ont été impactés par cette crise mondiale et chaque pays a pris les mesures qu’il a jugées utiles pour atténuer ses effets, notamment sur les couches sociales défavorisées.
En Algérie, les Hautes autorités, démembrements de l’État impliqués, ont pris des mesures dans l’urgence. Elles ont très vite perçu les appels au secours des couches sociales défavorisées pour prendre les devants et ont apporté des réponses aux attentes. Contrairement à nos voisins de l’Ouest, le gouvernement a pris des décisions pour contrer la propagation de la maladie et ses répercussions sur le plan social. Certes le confinement a paralysé la dynamique économique, mais il n’a pas cassé la capacité de l’entreprise algérienne et des couches actives à rebondir, une fois le coronavirus vaincu. Le dernier Conseil des ministres a permis d’une part d’apporter des réglages à des mesures déjà en vigueur et d’une autre à décider d’une série d’autres mesures pour atténuer l’impact de la crise mondiale sur les couches sociales défavorisées. Le report des paiements des taxes et autres impôts, le versement d’aides financières à des catégories de profession, le paiement fractionné de certaines factures, sont autant de mesures qui tendent à accompagner les plus démunis durant la guerre contre la pandémie.
Et ces mesures profiteront à plusieurs couches sociales défavorisées parmi lesquelles nous citerons les artistes, ces laissés pour compte dans certaines économies de marché. L’inscription du théâtre régional d’Oran dans le patrimoine national permettra non seulement de préserver ce site mais aussi de protéger ceux qui y travaillent et qui se sont souvent plaints de la précarité de leurs conditions sociales. « C’est une mesure que nous avons toujours souhaité. Non seulement, elle permettra de protéger ce site mais aussi de mettre à l’abri des contingences du temps ceux qui le font fonctionner, ceux qui y ont versé des hectolitres de sueur pour préserver son statut de pôle culturel national », affirme le dramaturge et homme de théâtre Mohamed Mihoubi.
Dans d’autres circonstances, les conclusions du cabinet britannique auraient fait sourire, mais quand on comprend qu’elles sont un épisode dans la guerre que nous livrent notre voisin de l’Ouest et son Makhzen avec l’aide des lobbies pro-monarchie marocaine, on se doit de dire qu’il faut rester vigilants et surtout aux aguets pour nous prémunir contre d’autres vilénies.
S. Ben

LES CONTAMINATIONS ONT PLUS QUE DECUPLÉ
Covid-19 au Maroc : panique à bord !
La situation épidémiologique au Maroc liée à la pandémie de Covid-19 devient « inquiétante », compte tenu de l’augmentation des contaminations, des cas graves et des décès dus au coronavirus Covid-19, alerte le ministre marocain de la Santé, Khalid Aït Taleb. « Le bilan des cas de contamination recensés en l’espace d’une semaine dépasse ce qui a été enregistré en quatre mois au Maroc », a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse au lendemain de la décision d’interdiction des déplacements de et vers huit villes du Royaume. « Une situation inquiétante ne signifie pas pour autant hors-contrôle », a-t-il fait observer, tout en s’alarmant de la « flambée épidémique » de ces derniers jours, principale cause de la décision gouvernementale d’interdiction des déplacements de et vers certaines villes. Le responsable gouvernemental a relevé que depuis l’annonce de l’allègement progressif de l’état d’urgence sanitaire, les huit provinces et préfectures concernées par l’interdiction des déplacements (Tanger, Tétouan, Fès, Meknès, Casablanca, Berrechid, Settat et Marrakech), ont connu une hausse considérable des cas de contamination à la Covid-19.
R. I.