Un adolescent palestinien est tombé en martyr hier matin des suites de blessures par balles infligées par les forces israéliennes, dans un contexte de violences accrues attribuées aux colons et à l’armée d’occupation dans plusieurs zones de Cisjordanie occupée.
Fadi Hamdallah al-Naasan, âgé de 17 ans, a succombé hier à l’aube à des blessures par balle reçues dans le village d’al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah. Selon des sources locales, l’adolescent avait été touché environ une semaine plus tôt par une balle explosive à la cuisse, lors d’une attaque de colons contre la maison de la famille de Mohammed Hamed Abou Alia, le 11 juillet dernier. D’autres habitants avaient également été blessés par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc, tandis qu’un enfant de 10 ans, Raed Odeh Abou Alia, avait été touché à la tête par une grenade assourdissante. Le village d’al-Mughayyir et les localités environnantes font état d’attaques répétées de colons contre les habitants et leurs biens, accompagnées d’incursions continues des forces d’occupation.
L’appel à la prière empêché près de Bethléem
Dans un autre incident survenu le même jour, les forces sionistes ont empêché l’appel à la prière de l’aube dans le village de Husan, à l’ouest de Bethléem, contraignant les fidèles à quitter une mosquée avant de tirer des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes en leur direction.
Les forces d’occupation ont également fermé les accès menant aux villages d’al-Arqoub, au sud-ouest de Bethléem, et se seraient en outre pris à un habitant de la localité de Nahhalin lors de son passage à un point de contrôle séparant la ville du reste de la région. Pour rappel, le ministre israélien de la « Sécurité nationale », Itamar Ben Gvir, avait poussé fin d’année dernière une proposition de loi visant à restreindre l’usage des haut-parleurs dans les mosquées, sauf autorisation préalable, sous peine d’amendes importantes.
Toujours samedi à l’aube, deux frères ont été blessés à la tête et au visage lorsque des colons ont attaqué au jet de pierres le véhicule de leur père, Ahmed Mansour Oweiss, dans la zone de Wad al-Shaer, entre la localité de Loubban al-Charqiya et la ville de Salfit. Les enfants, Mustafa et Ali, ont été transportés à l’hôpital gouvernemental Yasser Arafat de Salfit pour y recevoir des soins.
Une vague d’attaques dans plusieurs gouvernorats
Cette attaque s’inscrit dans une série d’incidents survenus simultanément dans plusieurs zones de Cisjordanie, sous la protection de l’armée israélienne : des groupes de colons ont fait irruption dans la localité de Turmus Ayya, au nord-est de Ramallah, s’en prenant aux habitations et saccageant un immeuble résidentiel.
Le village voisin d’Umm Safa a également connu de violents affrontements après une attaque de colons en périphérie, causant plusieurs blessés et des cas d’asphyxie dus aux gaz lacrymogènes et aux grenades assourdissantes. Par ailleurs, des colons auraient mis le feu à de vastes étendues de terres agricoles après avoir pris pour cible des champs dans plusieurs localités de Cisjordanie.
Ces événements se sont accompagnés de mesures militaires israéliennes, notamment la fermeture de plusieurs postes de contrôle et routes principales — des mesures que des sources locales associent à une volonté de faciliter les déplacements des colons et leurs attaques contre les habitants et leurs biens.
M. S.















































