BOUTEFLIKA MAINTIENT SA CANDIDATURE ET PREND ENGAGEMENT D’ASSURER LA SUCCESSION EN CAS DE VICTOIRE AUX ÉLECTIONS : «Une Présidentielle anticipée et un changement du système»

Ça y est ! La fin du suspense est tombée hier, en début de soirée, après une longue journée durant laquelle les Algériens ont été tenus en haleine.

Le président Bouteflika, dont les plus folles rumeurs évoquent un retrait de la course électorale, maintient sa candidature pour un cinquième mandat, apprend l’APS dans un long message dans lequel il est précisé que c’est le directeur de campagne électorale, Abdelghani Zaâlane, qui a déposé son dossier de candidature auprès du Conseil constitutionnel, hier soir.
Comme il fallait s’y attendre, les marches grandioses organisées à travers le pays par les Algériens qui se sont opposés au cinquième mandat du Président et le rejet du système en place, ne sont pas passées inaperçues dans le message de Bouteflika. Ainsi, il s’est engagé, s’il est élu à la Présidentielle 2019, à organiser des élections anticipées qui donneraient lieu à un successeur à la tête de l’État. Un projet qui s’apparente à une transition politique qui passerait par l’organisation d’une conférence nationale de consensus, indique le message repris par l’APS. Dans un message de candidature, que devait lire Zaâlane, Bouteflika s’est dit «déterminé en cas de sa réélection, à assumer la responsabilité historique de la concrétisation de l’exigence fondamentale du peuple, c’est-à-dire le changement du système», en mettant en avant «plusieurs engagements».
«Je m’engage à ne pas être candidat à cette élection qui assurera ma succession dans des conditions incontestables de sérénité, de liberté et de transparence. La date de cette élection présidentielle anticipée sera fixée par la conférence nationale», souligne le message confié à Zaâlane.
Un engagement qui focalise essentiellement sur «l’organisation d’une conférence nationale inclusive et indépendante pour débattre, élaborer et adopter des réformes politique, institutionnelle, économique et sociale, devant constituer le socle du nouveau système rénovateur de l’État national algérien en harmonie avec les aspirations de notre peuple», de même que «l’élaboration et l’adoption, par référendum populaire, d’une nouvelle Constitution qui consacrera la naissance de la nouvelle République et du nouveau système algérien».
Farid Guellil/APS