Accidents de la route

BILAN DES INTERVENTIONS DE LA PROTECTION CIVILE : Douze morts en 24 heures !

Alors qu’une météo plus douce est prévue à partir de la journée d’aujourd’hui, hormis le ciel qui deviendra selon un bulletin spécial (BMS), variable sur l’ensemble du territoire avec des éclaircies et des passages nuageux,qui marquent le passage de l’hiver au printemps, un bilan de la Protection civile, couvrant la période des dernières 24 heures, parvenu, hier, à notre rédaction, a fait état de douze morts. Des victimes qui continuent hélas de tomber, en l’absence de plan de prévention relatif à la gestion des précipitations et autres aléas climatiques.

Ainsi, les dernières fortes pluies qui se sont abattues depuis mercredi, sur les régions Centre et Est du pays ont causé, depuis samedi dernier, jusqu’à hier matin, le décès de huit personnes à la suite des accidents de la circulation survenus sur nos routes,  trois autres personnes, qui travaillaient dans des travaux de pose d’une conduite d’assainissement au niveau du douar  Himiane, à la wilaya de Aïn-Témouchent, ont trouvé la mort après avoir été surprises par l’éboulement d’un amas de terre se trouvant en amont d’une tranchée du tracé de la conduite d’assainissement qui les a  complètement ensevelis, tandis qu’un  pêcheur est décédé suite au renversement de sa barque, en raison de la mer très agitée durant cette période, au large de la wilaya de d’El taref.
La même source indique, que jusqu’à hier matin, et depuis samedi dernier, parmi les huit victimes mortes sur nos routes, la wilaya de Laghouat déplore le bilan le plus lourd avec six décès.
Durant cette même période, la Protection civile fait état de vingt deux blessés des accidents de la route, à travers le pays.
Il faut noter que certes les précipitations prolongées ont encore une fois, mis à nu les tares et les carences dans l’entretien des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, mais le nombre effarant des personnes ayant perdu la vie dans les accidents, durant les dernières 24 heures, sont également, là pour nous rappeler que le non-respect du code de la route, notamment la négligence de la distance de sécurité lorsque la chaussée est glissante, mène à une mort certaine, ou à un handicap physique à vie.
À la route qui continue de tuer, vient s’ajouter, en cette période de l’année, les glissements de terrain et les éboulements. Certes pour l’heure, les causes de l’éboulement survenu au lieu-dit Himiane, où trois travailleurs ont perdu la vie, ne sont pas connues, mais l’idée que la terre était fraîche et humide n’est pas à écarter, puisque les récentes pluies qui se sont abattues sur la région ces derniers jours, étaient aussi soutenues, comme dans plusieurs wilayas du pays.Les trois travailleurs âgés respectivement de 49 ans, 38 ans et 18 ans ont été enterrés vivant après que la fosse eut été recouverte des déblais, tandis qu’«un autre a été sauvé», a précisé, le communiqué de la Protection civile. Il en ressort de la même source que les quatre travailleurs étaient dans une profonde excavation creusée pour les besoins des travaux.
Les services de la Protection civile ont fait état, hier, de 2 493 interventions effectuées durant les dernières 24 h, où les plongeurs de la Protection civile de la wilaya d’El Taref ont été sollicités pour effectuer une mission très difficile en haute mer, très agitée en cette période de l’année.
Après plusieurs heures de recherches, les plongeurs de la Protection civile ont selon la même source, repêché le corps sans vie d’un pêcheur, mort noyé après le renversement de sa petite barque de pêche, tandis que son compagnon a été sauvé in extrémis au large de la mer, de la commune et daïra de Ben M’hidi. »
Aussi et vue la  forte chute du mercure, le laisser-aller de certains citoyens quant à l’utilisation des appareils de chauffage pour se protéger du froid glacial, a failli emporter pas moins de  neuf personnes à cause  du  monoxyde de carbone, émanant de ces appareils. Ils ont été sauvés de justesse, par les services de la  Protection  civile, à travers le pays, a indiqué la même source.
Mohamed Amrouni