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Aux appels de Washington d’envois de navires de guerre à Ormuz : Des  réponses sceptiques, prudentes  et des refus exprimés par ses alliés

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Les Etats Unis   ne cessent  de lancer des appels à  ses alliés  à patrouiller dans le détroit d’Ormuz alors que nombreux  répondent  à Washington, par un refus ou  par l’impossibilité de mener cette opération dans une zone de guerre , risquant  d’être la cible des frappes iraniennes dans sa riposte  à la guerre américano-sioniste lancée , le 28 fevrier dernier contre Téhéran  .

Plusieurs pays, dont le Japon et l’Australie, refusent toutefois d’envoyer des navires militaires. Les frappes se poursuivent dans la région, accentuant l’incertitude sur les marchés énergétiques. Au 17e jour, hier,  de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, la question de la sécurité énergétique mondiale s’impose au centre des préoccupations diplomatiques. Le président américain Donald Trump exerce une pression croissante sur ses alliés, ainsi que sur la Chine, afin qu’ils participent à la patrouille dans le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique par lequel transite environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Washington envisage de déployer des navires de guerre pour escorter les pétroliers dans le détroit et appelle d’autres puissances à contribuer à cet effort.

La réaction de plusieurs autres partenaires de Washington reste prudente

Le Japon, fortement dépendant du pétrole du Moyen-Orient, a indiqué ne pas envisager un tel déploiement, invoquant les contraintes de sa constitution pacifiste. L’Australie a également rejeté l’idée d’envoyer des bâtiments militaires dans la zone. De son côté, Téhéran a averti les pays susceptibles de répondre à l’appel américain que « toute intervention  risquerait d’aggraver l’escalade régionale. Face aux tensions sur les marchés énergétiques, les États membres de l’Agence internationale de l’énergie ont décidé de libérer collectivement 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques, une mesure exceptionnelle destinée à stabiliser l’offre mondiale, mais en vain. Le Japon est devenu la première grande économie à puiser concrètement dans ses stocks, débloquant l’équivalent de quinze jours de consommation nationale afin d’anticiper un éventuel choc pétrolier. Parallèlement, les opérations militaires se poursuivent dans la région. L’armée israélienne a annoncé de nouvelles frappes à grande échelle contre des infrastructures à Tehran, tout en menant des bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Les autorités iraniennes ont dénoncé un « écocide » après des attaques visant des dépôts de carburant dans la capitale, évoquant des risques de contamination durable des sols et des nappes phréatiques. Malgré l’intensité des affrontements, Donald Trump affirme maintenir des discussions indirectes avec Téhéran, tout en estimant qu’un accord pour mettre fin au conflit n’est pas encore envisageable. Pendant ce temps, l’Iran poursuit ses frappes contre des bases et intérêts américains dans le Golfe, en réponse à l’utilisation de ces installations pour mener des attaques contre son territoire.  

Le ministre  Japonais de la Défense : «Nous n’envisageons pas d’ordonner une opération de sécurité maritime »  

Le Japon a indiqué hier qu’il « n’envisageait pas » d’opération de sécurité maritime après la demande du président américain Donald Trump « pour assurer la sécurité du détroit d’Ormuz », rapportent des médias occidentaux. « Dans la situation actuelle en Iran, nous n’envisageons pas d’ordonner une opération de sécurité maritime », a déclaré devant le Parlement le ministre de la Défense, Shinjiro Koizumi. Trump a appelé dimanche ses alliés et la Chine à fournir leur assistance pour rouvrir le détroit d’Ormuz, bloqué quasi totalement par l’Iran et par lequel transite d’ordinaire un cinquième de la production mondiale de pétrole. Téhéran a de son côté mis en garde contre toute implication d’autres pays dans cette guerre. La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a estimé lundi que toute opération de sécurité maritime serait « extrêmement difficile juridiquement ».

R. I.  

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