Haddad

Après avoir dévié l’organisation de son objectif : Ali Haddad démissionne de son poste de président du FCE

Après la démission du vice-président, ainsi qu’une dizaine d’autres membres du FCE pour se joindre à la voix du peuple, le président de cette organisation patronale, Ali Haddad, a fini par rendre le tablier. Dans une lettre adressée jeudi aux membres du FCE, Haddad a annoncé sa décision de démissionner motivée, selon lui, par son « souci de préserver la cohésion et la pérennité de l’organisation ».
Depuis le début du mouvement populaire pacifique entamé le 22 février dernier, l’on assiste à une série de rebondissements y compris au sein de l’organisation patronale créée en octobre 2000. Impliquée dans la vie politique du pays depuis la désignation d’Ali Haddad à sa tête en 2014, il semble que les choses vont changer désormais au sein du FCE qui se réclame environ 4000 chefs d’entreprise. Dans sa lettre, Haddad a écrit: «j’ai décidé, en mon âme et conscience et sans contrainte, de quitter la présidence du Forum des Chefs d’Entreprise à compter de ce jour (Jeudi) », se disant « soucieux de préserver la cohésion et surtout la pérennité » de l’organisation. Vu la conjoncture que traverse actuellement le pays, Haddad pense que « le FCE a grandement besoin de rassembler toutes ses forces pour jouer un rôle constructif (…). Chacun doit favoriser la création des meilleures conditions à même de permettre au Forum de poursuivre son développement dans la sérénité et sur la voie que décideront ses adhérents».
Haddad, patron de l’ETRHB Haddad, a été réélu, en décembre dernier, à la tête du Forum à l’issue d’un vote lors d’une AGE, ayant été seul candidat en lice de ces élections. Il convient de rappeler que dans un article paru dans notre journal le 21 mars dernier, il a été révélé, par une source du FCE, que des patrons d’entreprises comptaient poursuivre Ali Haddad en justice pour «récupérer» l’organisation et la remettre sur les bons rails. D’après cette source, Haddad a dissout le FCE en tant qu’association dont l’unique but était le développement économique pour la transformer en un syndicat impliqué dans la vie politique.
Ania Nait Chalal