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APPARITION D’UN VARIANT DE COVID-19 ALGÉRIEN : Le Pr Belhadj dément Dr Zeroual

Les Algériens assistent de nouveau à des déclarations contradictoires concernant la situation épidémiologique dans le pays, notamment après qu’il y a eu des révélations sur une apparition de nouvelles souches algériennes de Covid-19. En effet, lors de son intervention hier sur les ondes de la Radio algérienne chaîne1, le directeur des activités médicales et paramédicales à l’hôpital Mustapha Pacha, président de l’Union nationale des professeurs et chercheurs universitaires, le Pr Rachid Belhadj, a remis en cause l’apparition de ce variant algérien du Coronavirus « Covid-19 », affirmant que les enquêtes épidémiologiques ont prouvé qu’il n’y a pas une souche mutante algérienne du Covid-19. « Les informations relayées sur l’apparition d’un variant algérien sont infondées. Et ne reposent guère sur les données scientifiques », a-t-il expliqué, précisant que la seule institution habilitée à se prononcer sur l’existence d’un variant du Covid-19 est l’OMS (Organisation mondiale de le santé). Ou alors l’institut Pasteur spécialisé dans les recherches épidémiologiques. Pour rappel, vendredi le maître-assistant au sein de l’Etablissement hospitalier spécialisé (EHS) des maladies infectieuses El Hadi Flici (ex El-Kettar), Mohamed Zeroual, a déclaré sur les ondes de la radio régionale de Sétif, que la situation épidémiologique est « préoccupante » car la « majorité des personnes infectées sont asymptomatiques et seulement 20% des patients présentent des symptômes du virus, le reste des contaminés librement, ce qui représente un grand danger », annonçant au passage que l’apparition des souches mutées algériennes, et pas seulement des variants étrangers, « la souche algérienne est apparue parce que le virus dans son évolution naturelle s’adapte à l’environnement, et c’est une raison de la stabilité de la situation épidémiologique ». « Cela signifie que l’adaptation du virus à l’atmosphère et à l’homme a rendu les souches algériennes mutées non dangereuses » a-t-il expliqué. Par ailleurs, l’hôte de la chaîne1 a qualifié la situation sanitaire actuelle d’ « inquiétantes » à comparer avec la même période de l’année passée, mettant en garde contre les comportements « irresponsables » des citoyens et le relâchement dans les mesures barrières contre la propagation du virus. « Il faut savoir que la période à venir sera très difficile à gérer à cause des vacances et les rassemblements qui vont se multiplier ». Quant à la surcharge des hôpitaux, le Pr Belhadj, a affirmé, que l’hôpital Mustapha Pacha reçoit quotidiennement de 30 à 50 cas pour test. Et aussi six (06) cas pour hospitalisation. Soulignant, à ce titre, que la capacité en lits dans cet hôpital ne dépasse pas vingt (20) cas en réanimation. Concernant la campagne de vaccination contre le Coronavirus en cours, le professeur a exprimé son regret du fait du manque de sensibilisation, dû, selon lui, à la peur contre les vaccins, malgré leur disponibilité et cela à cause aux fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux. L’invité de la Radio, a estimé, à ce propos, que l’opération a enregistré une faible demande. Car, ajoute-t-il, les tentes installées dans la capitale à cet effet ne reçoivent pas plus de cent (100) personnes/jour. En outre et en abordant les mesures de confinement, et de prévention contre la Covid-19, ainsi l’ouverture des frontières aériennes, le même médecin a salué les décisions du gouvernement, proposant d’un autre côté l’allégement des conditions de rentrer dans le pays, notamment à l’égard des jeunes. « Je pense qu’un jeune en bonne santé, qui présente un test PCR négatif n’a pas besoin de passer une quarantaine de cinq jours », recommande-t-il.
Sarah Oubraham