PH. ETUDIANTS 2

ANNULÉE POUR DÉFAUT D’AUTORISATION : La conférence nationale des étudiants interdite ?

Initialement prévue aujourd’hui, à la Safex d’Alger, la première conférence nationale des étudiants n’aura pas finalement lieu à la date prévue. Et pour cause, la demande pour la tenue de cette rencontre n’a pas trouvé un écho favorable auprès des autorités concernées, à savoir les services de la wilaya d’Alger, a-t-on appris, hier matin, d’un communiqué des organisateurs parvenu à notre rédaction.
Pour rappel, cette conférence nationale a été initiée par le Pôle des étudiants algériens et le Forum des étudiants. Son objet principal était de débattre de la crise politique en cours dans le pays et sortir à l’issue des travaux d’un plan de solutions propre aux étudiants.
Les organisateurs, contactés hier, à l’effet d’avoir de plus amples informations sur les raisons de cette annulation forcée de l’événement, expliquent que «les autorités locales de la wilaya d’Alger n’ont pas autorisé la tenue de la conférence nationale des étudiants algériens, prévue samedi 17 Août (hier, ndlr).» Dans leur communiqué, les étudiants dénoncent ouvertement « les actes irresponsables de la wilaya d’Alger, ainsi que les manigances des autorités concernées» et estiment que le refus de délivrance de l’autorisation est un procédé qui vise l’«étouffement des libertés collectives». En effet, initialement cette rencontre devait avoir lieu à la salle Ali Maachi de la Safex, comme annoncé auparavant par les organisateurs. Le lieu devait rassembler près de 600 étudiants issus des quatre coins du pays. Toutefois, les étudiants ne comptent pas baisser les bras.Preuve en est, «l’interdiction de la tenue de cette conférence reste quand même une occasion de lancer un énième appel à toutes les universités algériennes, incluant toute la communauté estudiantine, de profiter de la prochaine rentrée universitaire, pour s’organiser et se structurer de manière démocratique et légitime. Car, cette action est une étape primordiale et décisive dans l’encouragement et l’enrichissement du Mouvement populaire et estudiantin. »
Mohamed Amrouni