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LE FFS VEUT UN 6E CONGRÈS RASSEMBLEUR : Vers la réhabilitation des cadres exclus

La direction nationale du FFS procédera dans les prochains jours à la suspension des sanctions prises depuis le dernier congrès national extraordinaire ayant touché plus de 18 cadres du parti, dont Rachid Halet et Salima Ghezali, dans l’espoir d’aboutir à l’organisation d’un congrès national rassembleur vers la fin de septembre.

Pour ce faire, l’ancien parti de l’opposition a lancé un appel, à travers un communiqué la semaine dernière, à ses militants pour l’union en promettant de mettre en place les conditions et le climat néc essaire pour faire réussir cette démarche. La prochaine réunion de Conseil national, dont la date n’est pas encore fixée, devrait réunir tous les membres qui, en proie à des divisions et divergences, ne se sont pas rencontrés depuis le dernier congrès du parti. La prochaine session du CN devrait ainsi permettre le retour de ses militants et cadres exclus et sanctionnés, selon le premier secrétaire du parti, Hakim Belahcel. Ce dernier a ajouté aussi que la réunion du CN devrait trancher aussi définitivement en officialisant la démission des députés du parti des deux chambres du Parlement, et ce, pour soutenir le mouvement populaire en marche depuis le 22 février. Érigée en pratique politique au FFS depuis le décès de son leader et fondateur, le moudjahid Hocine Aït Ahmed en 2016, les exclusions des rangs du parti ont touché d’abord Rachid Halet, membre de Présidium du parti, pour des déclarations à la presse jugées non appropriées par les autres membres de cette même instance. La direction du parti FFS a annoncé cette initiative afin de faire revenir les cadres écartés et sauvegarder le parti. Des initiatives de prise de contacts avec d’anciens cadres du FFS sont en cours, en direction entre autres, de Rachid Halet, Saïd Khellil, Salima Ghezali, car selon Hakim Belahcel, « le temps est pour les concessions au sein du parti s’il l’on veut son sauvetage ». La direction du FFS a souligné que la suspension des sanctions contre les anciens cadres du parti est applicable « sur la base de la composante du conseil national tenu le 25 janvier 2019 » incluant, est-il précisé «  les membres du conseil national, concernés par la présente décision de suspension des sanctions ». La direction du FFS a souligné, par ailleurs qu’il est « urgent et impératif que le parti retrouve son unité et sa pleine capacité d’action pour résister aux manœuvres du pouvoir et se maintenir à l’avant-garde du combat politique ». Le parti a annoncé que le prochain conseil national, une fois rassemblé, aura notamment à examiner plusieurs points dont sur le plan organique, de débattre et d’acter la décision d’annulation des sanctions, l’adoption de la feuille de route pour la préparation du 6e congrès rassembleur ; d’arrêter la date du 6e congrès national : à confirmer (27-29 septembre prochains) ou à son report en fonction de l’état d’avancement de la préparation et organiser l’audit qui doit constituer le cadre approprié pour débattre sereinement des questions politiques en vue de tirer les leçons des dysfonctionnements, en vue de renforcer la cohésion interne du parti. Il sera notamment question de l’évaluation de la situation politique nationale et la stratégie que devra dégager le parti sur fond du cours et de l’actualité politique du pays. La direction du parti annonce, en outre, la mise en place d’un comité ad hoc consensuel qui aura pour mission principale de préparer ce conseil national et de réunir les conditions de sa réussite et celle aussi du 6e congrès du FFS.
Hamid Mecheri