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25 février 2024
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RÉGIONS

Annaba : l’auteur d’une dizaine de viols sur mineures condamné à 20 ans de prison

L’auteur d’une dizaine d’agressions sur des fillettes âgées entre 09 et 10 ans, a été condamné par le tribunal criminel d’Annaba à 20 ans de prison ferme, assortis d’une amende d’un million de dinars pour chacune des victimes en guise de dédommagements. Les faits de cette affaire remontent à l’année dernière et se sont déroulés dans un village éloigné relevant de la localité de Zrizer, à une trentaine de kilomètres de la ville d’Annaba. Le jour du procès, il y avait la grande foule, composée surtout de curieux venus suivre le déroulement de l’audience. L’accusé, un septuagénaire est poursuivi pour avoir agressé sexuellement sept fillettes, présentes le jour de l’audience pour donner leur version des faits.. Aux cotés des fillettes, des femmes et des hommes apparemment les parents des victimes. L’accusé, barbe et cheveux blanchis, paraissait écouter avec une attention soutenue le contenu de l’arrêt de renvoi des accusations portées à son encontre par la chambre d’accusation. Il lui est reproché le viol avec et sans violence de plusieurs petites écolières de l’établissement jouxtant son magasin. Il faut dire que l’enquête de la Gendarmerie nationale de Zerizer a été bien menée. Dans la mesure où ces derniers n’ont négligé aucun détail, aucun témoignage aucun élément du dossier afin de s’assurer que les accusations portées à l’encontre de T.A par le père d’une victime d’abord, puis par les sept fillettes Soundesse, Chaïma, Isra, Yousra, Boutaïna, Sarah, Amani, ne sont pas le fruit d’un règlement de comptes ou le fruit de l’imagination des victimes du viol. Le médecin légiste d’abord, les témoins ensuite ont apporté des éléments accablants de l’ignominie de l’acte commis sur des innocentes par cet individu ayant l’âge de leur grand-père. Et lorsqu’on sait que pour attirer ces proies dans l’arrière de sa boutique pour s’adonner à des attouchements sexuels en les appâtant au moyen d’un morceau de chocolat ou bonbon, la limite de l’horreur est largement atteinte. L’innommable personnage ne s’est pas arrêté à ce niveau. Il a choisi 3 de ces fillettes, toutes âgées de 10 ans, dont l’innocence n’a d’égale que leur ingénuité aux gestes quotidiennement entrepris sur elles, pour commettre ce que le médecin légiste a diagnostiqué comme étant une défloration violente de l’hymen. Dans sa déclaration faite volontairement aux gendarmes, le fils du mis en cause, d’une fratrie de 5 enfants, a enfoncé son père en révélant le côté pervers de ce dernier. Pervers est peu dire au regard des qualificatifs durs et crus qu’il avait débités sur le rapport d’enquête. Ce que ne reflète pas l’accusé assis dans le box des accusés. Tête baissée, il répondait à chaque fois qu’il est interpellé par le président du tribunal en se limitant à répéter qu’il est innocent des faits qui lui sont reprochés. A chaque fois, c’est la même expression qui revenait comme s’il voulait se convaincre lui-même d’un acte qu’il sait avoir commis. Dans cette petite localité de Aïn Abid, à quelques encablures de la commune de Zerizer, la population très prude ne pouvait pas croire que pareils faits s’étaient passés chez elle et qui plus est à proximité d’une école primaire et que l’auteur n’est autre que leur voisin depuis des années. D’autant qu’il s’agissait d’un père de famille qui paraissait correcte dans le magasin qu’il gérait et qui était très fréquenté par les écoliers, filles et garçons. Beaucoup d’entre eux ont précisé aux gendarmes, qu’il y avait plus de filles que de garçons qui fréquentaient l’épicerie et que la situation de père de famille à l’âge d’être grand-père des écolières ne pouvait permettre un quelconque doute. Il a fallu que le 22 avril 2014, une des enseignantes surprenne au vol une discussion anodine entre 2 de ses élèves filles pour qu’éclate au grand jour l’ignominie. L’institutrice s’était étonnée que celles-ci puissent parler de sexe comme si de rien n’était. Poussant plus loin sa curiosité, elle aura pratiquement la nausée à l’écoute de ce que lui répétèrent en toute innocence les fillettes. « Le marchand nous donne des bonbons à chaque fois qu’il nous touche. Il nous en a donné davantage lorsqu’il nous avait fait mal au pipi. Il nous a dit de ne rien dire à nos parents sous peine de nous frapper », ont-elles répété à leur institutrice. A partir de là, les faits allaient s’enchaîner l’une après l’autre. La convocation des parents et l’audition de leurs enfants devant l’enseignante et la directrice, la consultation médicale auprès du médecin légiste réduiront à néant tous les doutes des uns et des autres quant à l’acte de pédophilie dont s’était rendu coupable l’épicier. Puis ce fut le décompte des victimes, chacune appelant l’autre camarade à parler sur ce que leur faisait dans l’arrière-boutique à rideau baissé le pépé en contrepartie d’un morceau de friandise qu’elles ne pouvaient même pas savourer avec la douleur cuisante qui caractérisait leur entre-jambes. C’est ainsi que deux, puis trois et ainsi de suite jusqu’à sept victimes, toutes des fillettes de 9 et 10 d’âge, qui se mirent à parler pour ne plus s’arrêter. Hors d’eux, les parents s’étaient préparés au pire. Ils ne le feront pas du fait que les gendarmes l’avaient rapidement arrêté et présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Dréan, qui l’a placé sous mandat de dépôt. Ce sont l’ensemble de ces faits que le président du tribunal criminel a eu à disséquer pour faire éclater la vérité. C’est sur cette base que le représentant du ministère public axera son réquisitoire en demandant au tribunal de condamner l’accusé à 20 de prison ferme incompressible. L’avocat de la défense avait tenté d’exprimer quelques mots pour plaider, mais mis face à l’ignominie de l’acte il ne pourra pas poursuivre.
Khadidja B.

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