BHL

ALORS QUE LES PRINCIPAUX ACTEURS ÉTRANGERS SONT LA RUSSIE ET LA TURQUIE : BHL face à la nouvelle réalité induite par son agression en Libye

Celui qui ne cesse de dire, après plus de neuf ans de situation chaotique dans laquelle a été plongé le peuple libyen, suite à l’intervention militaire de l’Otan, encouragée par le duo, l’intello himself et l’ex-locataire de l’Elysée, Nicolas Sarkozy, que « cette guerre était juste », récidive pour tenter de placer un pied, dans la guerre par procuration, que les derniers évènements survenus en Libye ont mené, au recul d’acteurs étrangers, dont la France, sur le terrain libyen.
Le fer de lance de la stratégie médiatique de l’entité sioniste sur le théâtre européen et ailleurs dans le monde, notamment dans les régions ou il s’est rendu, le sinistre philosophe BHL, remonté contre l’échec de son plan et de ses mentors, principalement l’entité sioniste,  visant l’effondrement des institutions de la République syrienne avec notamment l’aide de ses alliés, la Russie et l’Iran, se précipite en Libye, pour faire barrage aux efforts en cours, pour amener les libyens à dialoguer entre eux, pour sortir de leurs divergences et de la crise, rendue complexe, par les interférences et les interventions étrangères. Celui qui joue un rôle actif dans son soutien et souvent par ses conseils aux responsables de l’entité sioniste pour étouffer, en vain, la voie du peuple palestinien, après avoir pensé en 2011 au peuple libyen, en lui envoyant les bombardiers et les rafales de l’aviation militaire de l’Otan en plus d’envois de mercenaires, dont des terroristes, pense revenir sur les lieux de ses crimes, pour leurrer encore une fois, le peuple libyen meurtri, depuis, 2011, année ou celui qui a publié des photos truquées, le montrant dans des rassemblements en Ukraine, a souillé, la terre des valeureux résistants et combattants libyens, à l’exemple du défunt Omar El-Mokhtar. Celui qui a été un acteur clé dans la mise en application de la stratégie politico-médiatique et aussi diplomatique, pour faire croire à son pèlerinage en faveur de la démocratie et des libertés en Libye, comme ce fut le cas des années avant lui, l’ex-président américain Bush Junior, dans son va-t’en guerre en Irak, celui qui porte fort sa voix à la colonisation israélienne et sa politique expansionniste au-delà des terres du peuple palestinien, se rend en Libye, pour faire comprendre aux acteurs étrangers, les principaux, depuis peu, la Russie et la Turquie, que ses employeurs, les patrons de la stratégie « du chaos constructif » ont des parts « dans le gâteau libyen » car, il a été parmi les instigateurs les plus en vue avec le président Sarkozy, de l’envoi de la machine de guerre de l’Otan en Libye.  BHL reprend le chemin vers la Libye, comme l’assassin qui revient sur les lieux du crime. Mais celui qui a mené la Libye au chaos, revient pour voir de près non le drame libyen, mais pour tenter de récupérer le terrain perdu, car gagné par d’autres acteurs étrangers, alors qu’il a été à l’avant-garde de l’opération de l’Otan, et qu’un autre membre embourbé en Syrie, cherche des issues via la montée d’un cran de son rôle en Libye, il s’agit de la Turquie, membre de l’Otan, en désaccord avec la France, sur la Libye, mais en discussions et en dialogue avec la Russie.
Dans les va et vient de BHL, des régions ayant été frappées de plein fouet, par les politiques des membres de l’Otan, Afghanistan, Irak, Syrie, Yémen, des pays africains ou d’Amérique Latine, ses récits sur les conséquences des guerres économiques et militaires qu’ils ont mené et mènent encore, il en fait abstraction, de ses dégâts à court, moyen et long terme,  préférant phraséologie sur le mode de gouvernance, pour justifier « les expéditions civilisationnelles » des temps modernes, dans ses livres et sur les plateaux TV, visant, selon BHL, la propagation de la démocratie et de la liberté… Et pendant ce temps, le peuple libyen et avant lui, le peuple irakien et bien avant le peuple afghan, se bat tous les jours pour assurer sa survie et peine à faire entendre sa voix au monde, celle qui manifeste son ras-le-bol de la guerre qui mine son pays. Pensant que la mémoire des peuples est courte, BHL reprend son souffle pour se redéployer en Libye, au moment où des appels au retour urgent des libyens à la table des négociations se multiplient, des libyens, des pays voisins, de l’ONU, de l’UA et d’acteurs étrangers, dont la Russie et l’Allemagne. Il est à rappeler qu’ en 2011, en Libye, BHL a effectué ce même déplacement, pour saboter les efforts visant la solution politique, promue par l’UA à l’initiative de l’Afrique du Sud et des pays étrangers, dont la Russie, en cette période, précipitant l’intervention de l’Otan en Libye, avec le rôle premier de Nicolas Sarkozy, qui selon BHL, des années après, affirme qu’ « il a fait une chose extraordinairement honorable et dont je lui suis, personnellement, reconnaissant ». Alors que depuis, le monde, dont des pays membres de l’UE ont critiqué la décision de Sarkozy, de lancer la guerre de l’Otan contre la Libye, non sans conséquences catastrophiques sur la stabilité de Libye et la sécurité en Méditerranée, qui depuis enregistre des vagues de migrants irréguliers vers l’Europe. Pour BHL l’effondrement de la Libye, devant aboutir à son éclatement et émiettement, est important, dans le sillage, non seulement de dilapider les richesses libyennes, par des pays membres de l’Otan. Il s’agit, essentiellement, notamment pour le fervent défenseur du sionisme, de répondre aux attentes d’Israël, afin de mettre au pas les pays de la région, dont des États, – peuple et gouvernement- demeurent hostiles et opposés à la « normalisation avec Israël », car engagés par leur soutien et solidarité avec le combat du peuple palestinien, pour un État palestinien indépendant et sa capitale El Qods.
Karima Bennour