AFFAIRE BAHIA TV

AFFAIRE BAHIA TV – HOTEL ZENITH : 5 mis en cause placés sous contrôle judiciaire

Le juge d’instruction près le tribunal de la cité Djamel d’Oran a placé, jeudi, cinq personnes sous contrôle judiciaire dans l’affaire Bahia TV- hôtel le Zenith, poursuivis pour l’organisation d’une soirée artistique la veille de l’Aïd El-Fitr, en violation des dispositions du confinement imposé dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Les mis en cause dans cette affaire, appelés à comparaitre devant un magistrat instructeur,  sont la gérante de la chaîne de télévision basée à Oran, le propriétaire de l’établissement hôtelier où s’est tenue la soirée, deux animateurs et le responsable de la programmation de la chaîne.  L’affaire qui a défrayé la chronique oranaise a été largement relayée sur les réseaux sociaux. C’est ce qui avait poussé les responsables de la wilaya à réagir en ordonnant la fermeture de l’hôtel et l’ouverture d’une enquête pour connaître les prétendues parties qui auraient autorisé l’enregistrement et la diffusion de la soirée artistique. Il y a lieu de rappeler, dans ce cadre, qu’aussi bien les responsables de la chaîne de télévision que le propriétaire de l’hôtel avaient, dans un premier temps, affirmé que cette activité avait reçu l’aval des autorités locales. Ces affirmations ont suscité une réaction du cabinet de la wilaya qui avait infirmé, via un communiqué adressé à la presse, ce qu’il avait qualifié d’assertions et pris des mesures conservatoires à l’égard de l’hôtel en attendant les suites judiciaires de cette affaire. Ce qu’il faut retenir dans cette affaire est que la chaîne Bahia TV, qui avait réalisé un bon taux d’audimat durant le mois sacré, n’est pas à sa première incartade. Avant le début du Ramadhan, l’autorité de régulation et la wilaya lui avaient adressé une mise en garde après le tournage d’un épisode d’une série de caméra cachée montrant une ville (Hassi Bounif) en pleine panique après la fuite de malades de Covid 19 de l’hôpital d’Oran. Les partisans de la chaîne qui ont vu dans le tollé soulevé par cette affaire, une simple manipulation de parties dérangées par sa réussite, n’ont pas manqué d’appeler hier, à travers des post sur les réseaux sociaux à imposer le même traitement au RND qui a organisé son congrès en plein confinement et sans respect des règles de prévention et au FLN qui s’apprête lui aussi à tenir une activité organique qui foule elle aussi le décret imposant et organisant ce confinement.
S. Ben