Le président du Parlement panafricain, Fateh Boutbig, a appelé à renforcer les investissements en faveur de la jeunesse africaine et à lui accorder une place plus importante dans les instances de décision, estimant que sa participation est déterminante pour concrétiser les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. À l’occasion de la Journée africaine de la jeunesse, célébrée le 1er novembre, Fateh Boutbig a insisté sur la nécessité de faire des jeunes des acteurs à part entière de la construction de l’avenir du continent. Dans un communiqué rendu public dimanche, il a souligné que la jeunesse africaine contribue déjà au changement, notamment à travers l’entrepreneuriat, l’innovation, l’action parlementaire, la consolidation de la paix et le leadership communautaire. Des engagements qui, selon lui, doivent se traduire par une prise en compte plus importante de leurs aspirations et de leurs propositions dans les politiques qui façonnent l’avenir de l’Afrique. Le président du Parlement panafricain a toutefois relevé que cette dynamique reste confrontée à plusieurs obstacles. Le chômage, les difficultés d’accès à une éducation de qualité et au développement des compétences, ainsi que les conséquences des conflits et des déplacements continuent de peser sur les perspectives de nombreux jeunes Africains. Pour lever ces contraintes, il a plaidé pour des investissements durables, des institutions redevables et de véritables possibilités de participation des jeunes à la vie publique. Il a également appelé les gouvernements, les parlements nationaux, les institutions régionales, la société civile et les partenaires au développement à multiplier les initiatives en faveur de l’emploi décent, de l’entrepreneuriat, de l’innovation et de l’accès aux responsabilités. Dans cette démarche, les Parlements sont appelés à jouer un rôle central à travers leurs prérogatives législatives, le contrôle budgétaire, le suivi des politiques publiques et la représentation. Fateh Boutbig a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la mise en œuvre de la Charte africaine de la jeunesse, d’élargir les opportunités économiques et de consolider la participation des jeunes à la gouvernance, afin de traduire les engagements continentaux en améliorations concrètes de leurs conditions de vie.
Une conférence consacrée à la jeunesse en 2027
Le président du Parlement panafricain a, par ailleurs, salué le travail du caucus de la jeunesse au sein de cette institution, notamment dans la défense des priorités de cette catégorie et la représentation des points de vue des jeunes parlementaires lors des délibérations. Il a mis en avant son rôle dans la promotion du dialogue, du plaidoyer et de la coopération, ainsi que dans le rapprochement entre l’action parlementaire et les préoccupations de la jeune génération africaine. Dans le prolongement de ces efforts, il a annoncé l’organisation, en 2027, d’une conférence dédiée à la jeunesse. Cette rencontre aura pour objectif d’examiner la contribution des jeunes à la réalisation des objectifs de l’Union africaine, particulièrement ceux de l’Agenda 2063. Elle leur offrira ainsi un cadre pour faire connaître leurs priorités, présenter des propositions concrètes et échanger directement avec les parlementaires et les différentes parties prenantes, dans la perspective de renforcer leur contribution au développement du continent.
Ania N.











