FORUM DES PAYS EXPORTATEURS DE GAZ : Arkab participe à la réunion de Moscou

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Les travaux de la 28e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) ont lieu aujourd’hui et demain à Moscou avec la participation du ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, ainsi que des ministres des pays membres et observateurs chargés des hydrocarbures, ainsi que de représentants d’organisations et d’institutions internationales de l’énergie. Le communiqué du ministère qui donne l’information précise que cette réunion est présidée par le ministre d’Etat chargé des Ressources pétrolières (Gaz) de la République fédérale du Nigeria, Ekperikpe Ekpo, président de la réunion ministérielle du Forum pour l’année 2026, en préparation du 8e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du GECF. La même source indique que la réunion se penchera notamment sur les évolutions des marchés mondiaux du gaz et leurs perspectives à court, moyen et long termes, à la lumière des mutations rapides que connaît le secteur de l’énergie, outre « l’examen des moyens à même d’assurer la sécurité des approvisionnements et de renforcer la stabilité des marchés, de manière à réaliser l’équilibre entre les intérêts des pays producteurs et consommateurs », tout en tenant compte des exigences de la sécurité énergétique et des impératifs de la transition climatique. En outre, ajoute le communiqué, les rapports du Forum relatifs aux prévisions des marchés mondiaux du gaz seront présentés lors de cette réunion, à leur tête le rapport annuel sur le marché du gaz pour 2026 et la 10e édition du rapport prospectif mondial « Global Gas Outlook 2055 », qui anticipe les évolutions et les perspectives du secteur à l’horizon 2055 et contribue à enrichir les débats internationaux sur l’avenir et les orientations des marchés gaziers. La réunion constitue une occasion d’approfondir le dialogue et de consolider la coopération entre les Etats membres, ainsi que de suivre la mise en œuvre des engagements issus de la « Déclaration d’Alger », adoptée à l’occasion du sommet organisé en Algérie en 2024, et fondée sur les principes d’équité, de transparence et de prise en compte des intérêts de l’ensemble des membres, tout en soulignant la place stratégique du gaz naturel dans le système mondial de sécurité énergétique, selon la même source. Elle réunion permettra également d’échanger les vues sur les défis auxquels est confrontée l’industrie du gaz naturel, et de renforcer la concertation, le consensus et la coordination entre les pays producteurs, afin de favoriser la défense des intérêts communs et contribuer à la stabilité des approvisionnements, ajoute le communiqué. Pour rappel, le GECF a été créé en 2001 en tant que cadre de concertation et de coordination entre les pays producteurs et exportateurs de gaz, avant de devenir, en 2008, une organisation intergouvernementale dont le siège est basé à Doha. Le GECF compte actuellement 20 pays membres représentant 70% des réserves mondiales prouvées de gaz naturel, 38% de la production mondiale commercialisée, 42% des exportations mondiales de gaz et 47% des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL), ce qui en fait une plateforme majeure de dialogue et de coopération sur l’avenir des marchés gaziers mondiaux et la sécurité des approvisionnements. Dernièrement, lors de sa participation, à Riyadh (Arabie saoudite), à la séance inaugurale du dialogue ministériel de haut niveau sur « les perspectives des marchés mondiaux du pétrole et du gaz », organisée en marge du 25e Congrès mondial du pétrole et de l’énergie (WPC Energy 2026), au Centre des expositions et des conférences Riyadh Front, Mohamed Arkab a souligné que « l’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient constitueront les principaux pôles de croissance future de la demande énergétique ». il a souligné que le principal défi auquel sont confrontés les marchés de l’énergie résidait dans la mobilisation des investissements nécessaires pour transformer les ressources en capacités effectives de production, de transport, de transformation et d’exportation, relevant que l’insuffisance des investissements risquait d’engendrer des tensions et des déséquilibres entre l’offre et la demande, ainsi que d’importantes fluctuations sur les marchés. 

M. R.