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LE POLISARIO APPELLE LE CSNU À UNE ACTION URGENTE : « Il faut agir en faveur des prisonniers politiques sahraouis »

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Le Front Polisario a saisi le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) pour demander une intervention urgente en faveur des prisonniers politiques sahraouis détenus dans les prisons marocaines, en particulier du défenseur des droits humains Naâma Asfari, dont l’état de santé continue de se détériorer après plusieurs semaines de grève de la faim.
Dans une lettre adressée à l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès des Nations unies et président en exercice du Conseil de sécurité, le Front Polisario appelle l’instance onusienne à prendre des mesures immédiates afin de protéger la vie et l’intégrité physique de Naâma Asfari, en grève de la faim illimitée depuis le 8 juin 2026 à la prison de Kénitra, au Maroc. Le mouvement sahraoui fait part de sa vive inquiétude face à la dégradation continue de l’état de santé du militant, attirant l’attention du Conseil de sécurité sur une situation qu’il qualifie d’alarmante. Selon le Front Polisario, cette grève de la faim constitue une protestation contre les conditions de détention ainsi que contre le refus des autorités marocaines d’appliquer les décisions des Nations unies relatives à son dossier et à celui des autres prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik. Le 22 juin dernier, Naâma Asfari a été transféré à l’infirmerie de la prison en raison de l’aggravation de son état de santé. D’après sa famille, il aurait perdu près de dix kilogrammes depuis le début de son mouvement de protestation, tandis que sa vie serait « de plus en plus menacée ». Ses proches ont également signalé une rupture de tout contact avec lui depuis le 13 juillet, alimentant les inquiétudes concernant son état de santé. Selon le Front Polisario, le militant demeure déterminé à poursuivre sa grève de la faim jusqu’à l’obtention de ses revendications, notamment sa libération immédiate, celle des autres prisonniers politiques sahraouis, ainsi que la fin des conditions de détention qu’il juge punitives et dégradantes. Dans sa correspondance, le Front Polisario tient les autorités marocaines pour pleinement responsables du sort de Naâma Asfari et des autres détenus sahraouis. Il réclame que ce dernier bénéficie sans délai d’un accès à des soins médicaux indépendants et spécialisés de son choix, ainsi que de communications privées avec sa famille et son avocat. Le mouvement rappelle que le cas de Naâma Asfari est cité à plusieurs reprises dans les rapports annuels du Secrétaire général de l’ONU sur les représailles. Il souligne également que plusieurs mécanismes des Nations unies, notamment le Comité contre la torture et le Groupe de travail sur la détention arbitraire, ont estimé que sa détention était arbitraire et que les aveux retenus contre lui avaient été obtenus sous la torture. Des organisations internationales de défense des droits humains, telles que Human Rights Watch et Amnesty International, sont également parvenues à des conclusions similaires et ont appelé à la libération des prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik ainsi qu’à l’octroi de recours effectifs conformément au droit international. Le Front Polisario affirme toutefois que les autorités marocaines ont systématiquement refusé de mettre en œuvre ces recommandations et décisions internationales. Il exhorte, une nouvelle fois, les organes compétents des Nations unies à garantir la libération immédiate et inconditionnelle de l’ensemble des prisonniers politiques sahraouis, y compris les détenus de Gdeim Izik, et à demander des comptes aux autorités marocaines pour les violations qu’elles continueraient de commettre à l’encontre des civils, des militants des droits humains et des militants sahraouis. Enfin, le Front Polisario rappelle que, conformément aux résolutions réitérées de l’Assemblée générale des Nations unies, le Sahara occidental demeure un territoire non autonome inscrit sur la liste des territoires à décoloniser, dont le processus de décolonisation reste inachevé.
M. S.

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