Six membres d’une même famille, un couple et leurs quatre enfants, sont tombés en martyrs à l’aube d’hier à la suite d’un bombardement de l’occupant sioniste visant une habitation dans le quartier d’Al-Sabra, dans la ville de Ghaza, alors que les violations du cessez-le-feu se poursuivent dans l’ensemble de l’enclave palestinienne.
Selon des sources locales, des avions de guerre de l’occupant sioniste ont frappé une maison appartenant à la famille Al-Masri, causant la mort de Firas Ahmed Al-Masri, de son épouse Salsabil Mohamed Ali Al-Masri ainsi que de leurs quatre enfants : Naïm, Firyal, Salma et Amira. Des témoins ont indiqué que les équipes de la Défense civile ont rencontré d’importantes difficultés pour atteindre le bâtiment en raison de l’incendie provoqué par le bombardement. Les pompiers, appuyés par les services de la municipalité de Ghaza, sont finalement parvenus à maîtriser le sinistre et à empêcher la propagation des flammes aux habitations voisines. Dans le sud de la bande de Ghaza, les forces de l’occupant sioniste ont également ouvert le feu à l’est de Khan Younès, tandis que des tirs d’artillerie visaient simultanément la même zone. Dans la matinée, un Palestinien a été blessé par des tirs près du carrefour de Bir 19, dans la région d’Al-Mawasi, à Khan Younès. La veille au soir, quatre Palestiniens sont tombés en martyrs et plusieurs autres ont été blessés lors d’une frappe menée par un drone de l’occupant sioniste contre le premier étage de l’hôpital « Yemen Al-Saïd », situé dans le camp de Jabalia, au nord de la bande de Ghaza.
Les victimes ont été identifiées comme étant Jamil Hamad Abou Chaqfa, sa fille Nour, Shireen Ismaïl Issa et Nour Hamdi Matar. Les autorités palestiniennes soulignent que l’occupant sioniste continue de violer le cessez-le-feu par des bombardements aériens et d’artillerie visant notamment les zones où sont regroupées les personnes déplacées, tout en poursuivant les destructions à l’intérieur de la zone dite de la « ligne jaune » et en maintenant de sévères restrictions sur l’entrée des marchandises, de l’aide humanitaire et les déplacements des habitants. Par ailleurs, le ministère palestinien de la Santé a annoncé mardi que dix martyrs et quarante-deux blessés ont été admis dans les hôpitaux de la bande de Ghaza au cours des dernières vingt-quatre heures. Le ministère précise que de nombreuses victimes demeurent encore sous les décombres ou dans les rues, les équipes de secours et de la Défense civile étant toujours dans l’incapacité de les atteindre en raison de l’intensité des bombardements et du manque de moyens. Selon les chiffres officiels, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre dernier, 1 168 Palestiniens sont tombés en martyrs, 3 798 autres ont été blessés et 802 corps ont été extraits des décombres. Depuis le début de l’agression contre la bande de Ghaza, le 7 octobre 2023, le bilan humain s’élève désormais à 73 293 martyrs et 173 906 blessés, illustrant l’ampleur des pertes humaines engendrées par l’offensive menée par l’occupant sioniste contre l’enclave palestinienne.
Une ministre sioniste réclame la recolonisation de Ghaza
Dans ce contexte, la ministre sioniste chargée des Colonies, Orit Strock, a appelé à la reconstruction des colonies israéliennes dans la bande de Ghaza, affirmant que l’enclave palestinienne « fait partie de la terre d’Israël ». Selon les médias sionistes, elle a déclaré que « les Juifs doivent vivre dans la bande de Ghaza » et que la reconstruction des colonies constituait « une revendication légitime », allant jusqu’à prétendre que cette position était fondée à la fois sur la Torah et sur le droit international.
Ces déclarations interviennent au lendemain d’une marche ayant réuni plusieurs milliers de colons en direction de la frontière avec Ghaza, organisée pour soutenir le retour de la colonisation dans l’enclave palestinienne et marquer le 21ᵉ anniversaire du démantèlement du bloc colonial de Gush Katif en 2005. Plusieurs ministres et responsables de la coalition gouvernementale israélienne y ont participé, notamment le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, le ministre des Finances Bezalel Smotrich ainsi que des membres du Likoud dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Selon les organisateurs issus du mouvement colonial Nahala, 28 ministres et députés de la coalition gouvernementale ont pris part à cette mobilisation. Bien que l’armée israélienne ait déclaré la zone frontalière avec Ghaza « zone militaire fermée », les participants n’ont finalement pas franchi la frontière. Dans une publication diffusée sur la plateforme X, Itamar Ben-Gvir a de nouveau affirmé que « Ghaza est à nous », estimant que des colonies juives seraient rétablies sur l’ensemble du territoire de la bande de Ghaza et que leur peuplement serait encouragé.
M. S.














































