La ministre, Haut-commissaire à la Numérisation, Meriem Benmouloud, a affirmé que l’Algérie entend jouer un rôle actif au sein de l’Organisation mondiale de l’intelligence artificielle (WAIO), en contribuant à l’élaboration des politiques internationales, au renforcement des capacités et à la promotion de la coopération entre les pays du Sud.
S’exprimant à Shanghai après avoir signé, au nom de l’Algérie et sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’accord portant création de cette nouvelle organisation internationale, Mme Benmouloud a souligné que l’Algérie sera « un partenaire actif » au sein de cette instance. Elle a indiqué que le pays participera au développement des politiques et des normes internationales en matière d’intelligence artificielle, tout en soutenant la formation des compétences et la coopération Sud-Sud. La ministre a rappelé que la position géographique de l’Algérie, à la croisée des espaces africain, euro-méditerranéen et arabe, constitue un atout majeur pour faire du pays un pôle régional de l’intelligence artificielle. Selon elle, l’adhésion de l’Algérie en tant que membre fondateur de l’organisation traduit sa conviction que l’avenir de l’intelligence artificielle doit reposer sur une coopération internationale fondée sur l’égalité des chances, le respect de la souveraineté des États, la réduction de la fracture numérique et technologique ainsi que l’accès équitable des pays, notamment en développement, aux opportunités offertes par cette technologie. Mme Benmouloud a également insisté sur la nécessité de développer une intelligence artificielle reflétant la diversité culturelle et linguistique de l’humanité, favorisant le dialogue entre les civilisations et respectant l’identité des peuples. Elle a salué les principes fondateurs de l’accord, notamment l’adoption d’une approche centrée sur l’humain, la promotion d’une innovation responsable, le renforcement des capacités ainsi que l’encouragement de la coopération scientifique et technologique dans le respect de la Charte des Nations unies. Elle a estimé que ces orientations contribueront à l’instauration d’une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle plus juste, inclusive et équilibrée. La responsable a, par ailleurs, présenté les principaux chantiers engagés par l’Algérie dans le domaine du numérique, considérant l’intelligence artificielle comme un levier stratégique pour accélérer le développement économique et social, améliorer la qualité des services publics et atteindre les Objectifs de développement durable. À ce titre, elle a évoqué les efforts déployés pour renforcer les infrastructures numériques souveraines, à travers la création du portail national des services publics numériques, l’extension des réseaux de fibre optique à l’ensemble du territoire national, le développement des liaisons en fibre optique vers les profondeurs du continent africain, le renforcement des capacités de connectivité internationale ainsi que le lancement du déploiement des réseaux de cinquième génération (5G). Mme Benmouloud a également annoncé que l’Algérie poursuit l’élaboration de sa stratégie nationale de l’intelligence artificielle, laquelle vise à promouvoir des technologies sûres, éthiques et fiables, respectueuses de la souveraineté nationale, de la protection des données et de l’innovation responsable. Enfin, elle a mis en avant les efforts consentis pour développer les compétences nationales à travers l’investissement dans le capital humain et les jeunes talents. Cette démarche repose notamment sur la création d’établissements spécialisés, tels que l’École nationale supérieure d’intelligence artificielle et l’École nationale supérieure de mathématiques, ainsi que sur le soutien à la recherche scientifique, à l’innovation, aux incubateurs et aux start-ups. Elle a également rappelé le renforcement du cadre juridique national, notamment grâce à la loi relative à la protection des personnes physiques dans le traitement des données à caractère personnel.
M. Seghilani















































