Accueil ACTUALITÉ RÉFORME DE L’INSPECTION DU TRAVAIL : Ancrer la culture de prévention

RÉFORME DE L’INSPECTION DU TRAVAIL : Ancrer la culture de prévention

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Les visites effectuées auprès des organismes employeurs concernent, en premier lieu, la non déclaration des travailleurs, dont il a été constaté un recul net en matière des infractions. L’Inspection du travail a effectué au cours de l’année 2025, en Algérie, « plus de 231.000 visites de terrain ayant concerné plus de 4 millions de travailleurs », a fait savoir le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, en présidant, dimanche, l’ouverture des travaux de la rencontre nationale d’évaluation des services de l’Inspection générale du travail. Il estime que ce bilan « reflète une dynamique soutenue de l’activité du dispositif de l’Inspection du travail ». Ces chiffres témoignent également de « la volonté d’assurer le suivi de l’application de la législation du travail et d’accompagner les entreprises économiques, notamment avec le recul du nombre d’infractions et l’amélioration du niveau de conformité aux législations et réglementations en vigueur », a-t-il expliqué. On sait que les pratiques de l’informel, qui continuent d’occuper une place importante dans l’économie algérienne, imposent aux salariés des relations de travail arbitraires qui n’ont aucun lien avec la loi. Il s’agit, en premier lieu, de la non déclaration des travailleurs. À ce propos, sous le patronage du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, une campagne nationale de sensibilisation sur la lutte contre le travail informel a été lancée, dimanche, sous le slogan : « La déclaration des travailleurs à la Sécurité sociale : une obligation légale et la consécration d’un droit constitutionnel ». Initiée par la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS), en coordination avec l’Inspection générale du travail, cette campagne, qui se poursuivra jusqu’au 26 juillet, vise à sensibiliser les employeurs à l’obligation de déclarer l’ensemble de leurs travailleurs, quels que soient leurs catégories ou leur secteur d’activité, notamment les travailleurs saisonniers. Le ministre a annoncé « l’ouverture, à partir du mois de septembre prochain, de chantiers de réforme portant sur la révision du cadre réglementaire régissant les inspecteurs régionaux du travail, afin de consacrer le principe de justice et d’égalité des chances, outre la révision du statut particulier des inspecteurs du travail, en vue de l’adapter aux exigences de l’étape actuelle et de contribuer à l’amélioration du service public ». Le ministre a rappelé que l’inspecteur du travail « n’est pas uniquement une autorité répressive, mais également un partenaire et un accompagnateur de l’entreprise économique, jouant un rôle essentiel d’orientation, de conseil et d’accompagnement, dans un esprit de bonne foi, ce qui permet d’améliorer le niveau de conformité aux lois et de surmonter les difficultés liées à la compréhension ou à l’application des textes juridiques ». Il a également rappelé que la santé et la sécurité au travail constituent un axe stratégique de l’action de l’inspection du travail. Le ministre a appelé à « ancrer la culture de prévention au sein des établissements pour limiter les accidents du travail ». Dans ce but, les inspecteurs du travail auront de meilleurs moyens pour accomplir avec plus d’efficacité leurs missions consistant à contribuer à la protection des travailleurs surtout quand ceux-ci sont confrontés aux abus des employeurs. Il s’agit, selon Abdelhak Saihi, de la généralisation de la numérisation et l’adoption d’une politique de formation continue basée sur les aspects pratiques, l’amélioration des conditions de travail et la mise à disposition des moyens de prévention et de protection nécessaires à l’accomplissement des missions sur le terrain ». Pour le ministre, « il est déraisonnable que l’administration exige des employeurs qu’ils protègent les travailleurs sans protéger ses inspecteurs et sans leur fournir toutes les conditions nécessaires pour exercer leurs fonctions sans être exposés à des dangers ou à des conditions difficiles. » Dans le même sens, le ministre a annoncé l’élaboration d’un programme national de formation, encadré en coordination avec les établissements du secteur, à l’instar de l’Ecole Supérieure de la Sécurité Sociale (ESSS), et de l’Institut national du travail (INT).
M’hamed Rebah

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