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ARRESTATION DES MILITANTS PARTICIPANT À LA CARAVANE VERS GHAZA : Sabrina Azizi raconte l’enfer sioniste

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La militante française Sabrina Azizi a affirmé que les participants à la « caravane mondiale de la Résistance » ont été victimes de violences lors de leur interception par les forces sionistes en mer Méditerranée.

Selon son témoignage, l’intervention s’est produite le 18 mai dans les eaux internationales, lorsque les forces israéliennes ont intercepté le navire humanitaire se dirigeant vers la bande de Ghaza. Elle affirme que les militants pacifiques ont été menacés par des armes, contraints de se déplacer sous la menace, puis transférés de force vers un bâtiment militaire. La militante décrit des scènes de brutalité à bord du navire, évoquant des fouilles forcées, la destruction de matériel de communication et des traitements dégradants infligés aux passagers.

Elle affirme que plusieurs militants ont été blessés, certains incapables de se tenir debout, et d’autres ayant perdu connaissance à la suite des violences subies. Elle rapporte également que des participantes voilées auraient été contraintes d’enlever leur hijab sous la contrainte, et que les violences auraient touché l’ensemble des détenus sans distinction. Les faits dénoncés s’inscrivent dans le contexte des opérations menées contre la Global Sumud Flotilla, une initiative internationale visant à briser le blocus imposé à la bande de Ghaza depuis 2006 par l’entité. Selon les organisateurs, plusieurs navires transportant des centaines de militants de différentes nationalités avaient pris la mer pour acheminer de l’aide humanitaire vers l’enclave palestinienne. Depuis le début de la guerre en octobre 2023, la situation humanitaire dans Ghaza s’est considérablement aggravée, avec des pénuries massives et des destructions étendues touchant la population civile.

Les autorités israéliennes n’ont pas été mentionnées dans ce témoignage spécifique, mais ont déjà, par le passé, justifié ce type d’opérations par des considérations sécuritaires liées au blocus maritime.

La militante française a enfin salué l’intervention des autorités turques pour l’organisation du rapatriement des activistes, tout en critiquant le manque de réaction des autorités françaises et ce qu’elle qualifie de « silence international » face au traitement réservé aux militants et, plus largement, à la situation humanitaire à Ghaza.

M. S.

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