
À quelques heures d’un rendez-vous qui pourrait entrer dans les annales du football algérien, USM Alger s’apprête à disputer, ce soir au Caire, la finale retour de la Coupe de la Confédération africaine face au prestigieux Zamalek SC, avec l’ambition de décrocher un sacre continental, le deuxième de son histoire dans cette compétition.
Forts de leur courte mais précieuse victoire obtenue lors de la manche aller au stade du 5-Juillet d’Alger (1-0), les Rouge et Noir abordent cette seconde confrontation avec un léger avantage, mais surtout avec la conviction qu’ils ont les moyens d’aller jusqu’au bout.
Le succès enregistré à Alger a permis aux Usmistes de prendre une option sur le trophée, grâce à une prestation solide, disciplinée et empreinte de maturité tactique. Dans une enceinte du 5-Juillet acquise totalement à leur cause, les coéquipiers du capitaine algérois, Saadi Radouani, ont su faire preuve de réalisme pour prendre l’ascendant sur une équipe égyptienne pourtant rompue aux grands rendez-vous africains. Cette victoire, même acquise avec la plus petite des marges, a ravivé l’espoir de voir un club algérien renouer avec les consécrations continentales.
Cependant, du côté de l’USMA, personne ne verse dans l’euphorie. L’entraîneur sénégalais de la formation de Soustara, Lamine NDiaye, avait immédiatement tempéré les ardeurs après le coup de sifflet final de la première manche. Fidèle à son pragmatisme, le technicien sénégalais avait rappelé que rien n’était encore acquis avant le déplacement périlleux au Caire.
« Nos chances de remporter le trophée sont de 50,5 % », avait-il déclaré avec lucidité et prudence à l’issue de la rencontre disputée à Alger. Une manière pour lui de souligner que l’avantage obtenu à domicile demeure fragile face à un adversaire expérimenté comme le Zamalek, habitué aux grandes soirées africaines et capable de renverser les situations les plus compliquées devant son public, sachant qu’il s’agit du détenteur du trophée.
Cette sortie médiatique de Lamine NDiaye traduit parfaitement l’état d’esprit qui règne actuellement au sein du club algérois : confiance, certes, mais vigilance absolue. Le technicien sénégalais sait que la bataille du Caire sera totalement différente de celle d’Alger. Porté par ses supporters et par toute la pression populaire égyptienne, le Zamalek tentera de prendre le contrôle du match dès les premières minutes afin d’effacer son retard.
A l’épreuve du bouillant public du Zamalek
L’USM Alger devra également faire face à une ambiance particulièrement hostile au stade du Caire, où près de 50.000 supporters du Zamalek sont attendus pour pousser leur équipe vers un retournement de situation. Le public égyptien, réputé pour sa ferveur et sa passion dans les grandes affiches continentales, constituera sans doute un facteur important dans cette finale retour. Les joueurs usmistes devront ainsi garder leur sang-froid et faire preuve d’une grande maîtrise mentale pour résister à la pression qui les attend.
Les Usmistes devront ainsi afficher une grande solidité défensive, tout en évitant de subir excessivement les assauts adverses. L’expérience des cadres de l’équipe pourrait jouer un rôle déterminant dans ce type de confrontation où chaque détail compte. La gestion émotionnelle, la concentration et l’efficacité dans les moments clés seront sans doute les principaux ingrédients d’une éventuelle consécration algéroise.
Au-delà du prestige sportif, cette finale représente également un enjeu financier considérable pour les deux clubs. Le vainqueur de cette édition de la Coupe de la Confédération africaine empochera une prime de quatre millions de dollars, alors que le finaliste malheureux devra se contenter de la moitié de cette somme, soit deux millions de dollars. Une récompense financière importante qui témoigne de l’évolution des compétitions africaines et de l’importance croissante des enjeux économiques dans le football continental.
Au-delà de l’aspect financier, cette finale représente surtout une occasion pour l’USM Alger de confirmer son nouveau statut sur la scène continentale. Depuis plusieurs saisons, le club algérois s’est progressivement imposé parmi les formations les plus régulières du football africain, grâce à une politique sportive ambitieuse et à une stabilité technique retrouvée. Un sacre continental viendrait récompenser le travail accompli et offrirait au club une place particulière dans l’histoire du football national.
Les supporters usmistes, eux, rêvent déjà d’un exploit au cœur du Caire. Malgré la difficulté de la mission, ils gardent confiance en leur équipe, convaincus que les Rouge et Noir possèdent les ressources nécessaires pour résister à la pression égyptienne. Plusieurs centaines de fans devraient d’ailleurs effectuer le déplacement pour soutenir leur formation dans cette finale décisive.
NDiaye :« Nos chances sont de 50,5 % »
En face, le Zamalek n’a certainement pas dit son dernier mot. Le club cairote, fort de son immense expérience africaine et de son riche palmarès, entend profiter de l’avantage du terrain pour inverser la tendance et conserver ses chances intactes de remporter un nouveau trophée continental. Les Égyptiens savent néanmoins qu’ils auront affaire à une équipe algérienne organisée, disciplinée et capable de se montrer dangereuse en contre-attaque.
Le duel s’annonce donc intense, indécis et passionnant entre deux écoles du football africain. Entre la maîtrise tactique de l’USMA et la pression offensive du Zamalek, cette finale retour promet une bataille de tous les instants où le moindre détail pourrait faire basculer le destin du trophée.
Ce soir, tous les regards seront tournés vers Le Caire. Pour l’USM Alger, l’objectif est clair : préserver son avantage et écrire l’une des plus belles pages de son histoire. Quant à Lamine NDiaye, son estimation prudente de « 50,5 % » illustre mieux que quiconque la difficulté de la mission qui attend ses joueurs, mais également l’espoir immense qui anime tout un club et des millions de supporters algériens.
Hakim S.
Saïd Allik :
« Marquer un but au Caire serait l’idéal »
Le directeur sportif de l’USM Alger, Saïd Allik, a déclaré mercredi que les joueurs étaient « motivés et déterminés » à offrir un nouveau titre continental à l’Algérie, soulignant l’importance de marquer un but, samedi face aux Egyptiens du Zamalek SC, au stade international du Caire (19h00, heure algérienne), en finale « retour » de la Coupe de la Confédération africaine de football. « Nous avons réussi à remporter la première manche chez nous. Maintenant, il reste un second acte décisif au Caire qu’il faut bien négocier. Les joueurs sont motivés et déterminés pour décrocher cette coupe. L’objectif est de leur marquer un but au Caire et de gagner, ce serait l’idéal et clé pour remporter le trophée », a indiqué Allik à la presse. Le responsable du club de Soustara, s’exprimait à l’aéroport international d’Alger Houari-Boumediene, peu avant le départ de la délégation de l’USMA pour Le Caire, à bord d’un vol spécial. Au terme d’un scénario hitchcockien, l’USMA avait remporté samedi dernier le match « aller » (1-0), au stade olympique du 5-Juillet d’Alger, grâce à un penalty transformé dans le temps additionnel par Ahmed Khaldi (90’+7). « Dans ce genre de rendez-vous important et décisif, c’est primordial d’être à la hauteur. J’espère qu’on rentrera avec le trophée en main », a-t-il ajouté. Considéré comme le président historique de l’USMA, Allik (78 ans) avant dirigé l’USMA pendant 16 ans (1994-2010), remportant plusieurs titre au niveau national. Il avait signé son retour au club algérois la saison dernière, en tant que directeur sportif. « Sur le plan personnel, après tant d’années à l’USMA, j’ai toujours visé un trophée continental. J’espère que cette fois-ci, ce sera la bonne », a-t-il conclu.












































