Plusieurs marchés attribués, ces dernières années, à la société Shortcut Events pour l’organisation de cérémonies de panthéonisation sont au cœur d’une enquête judiciaire mettant en cause l’entreprise, des conseillers d’Emmanuel Macron et le Centre des monuments nationaux, selon le quotidien Le Monde.
Des enquêteurs de la brigade financière de la police judiciaire de Paris se sont rendus mardi à l’Elysée dans le cadre d’une enquête portant sur des contrats publics attribués à une même société d’événementiel liés à des cérémonies organisées au Panthéon, ont rapporté les médias locaux. Des enquêteurs de la brigade financière et anticorruption ont effectué cette visite plus tôt dans la journée, a rapporté Le Figaro, citant une source proche de l’enquête. L’enquête porte sur des contrats attribués par la présidence française à une société d’événementiel, Shortcut Events, notamment chargée d’organiser les cérémonies d’inhumation au Panthéon entre 2002 et 2024, selon des informations du journal Le Canard enchaîné. D’après ces informations, l’entreprise aurait obtenu ces contrats de manière continue pendant plus de deux décennies, chaque cérémonie coûtant à l’État environ 2 millions d’euros (environ 2,3 millions de dollars). La présidence française n’avait pas fait de commentaire au moment de la publication, selon les mêmes sources.
Plus tard, le Parquet national financier a annoncé, dans un communiqué, qu’une tentative de perquisition menée par la brigade financière anticorruption de la police judiciaire de Paris à l’Élysée a été refusée par les services de la présidence de la République, invoquant l’article 67 de la Constitution, qui consacrerait « l’inviolabilité des locaux rattachés à la présidence ». Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner ni faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite.
Mais, précisent la même source, malgré le refus d’accès aux locaux, les enquêteurs ont pu récupérer certains éléments, dont des ordinateurs personnels remis volontairement.
R. I.













































