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Al-Sissi implore Trump !

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« Je m’adresse à vous en mon nom propre, au nom de l’humanité et de tous les défenseurs de la paix. Vous-même, Monsieur le Président, vous êtes un homme de paix… Je vous en prie, aidez-nous à arrêter ce conflit », c’est l’appel du président égyptien adressé, hier, à son homologue américain. Qu’est-ce qui pourrait bien se cacher derrière ce message curieux ?  Depuis le basculement du Moyen-Orient dans la violence militaire suite à l’agression américano-sioniste contre l’Iran, les observateurs et les analystes les plus fins continuent à s’interroger, sans avoir de réponse, sur les objectifs réels qui animent les « faucons » de la Maison Blanche. Le président Donald Trump, instigateur en chef aux côtés de son allié Benjamin Netanyahou, entretient le flou. Les prétextes farfelus selon lesquels il était question de prévenir contre la détention de l’arme nucléaire et de changer le régime pour libérer le peuple iranien ont soudainement disparu du discours. Ni l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei et du stratège Ali Larijani – deux figures de proue de l’Iran – n’ont fait arrêter la guerre. Malgré une riposte iranienne redoutable qui neutralise les capacités militaires américaines dans ses bases élues dans le Golfe persique et une offensive intense dans les territoires palestiniens occupés par l’entité sioniste, Washington ne compte pas reculer, allant jusqu’à envisager, à l’heure actuelle, une opération terrestre sur le sol iranien. Si, pour le cas du Venezuela, Trump n’a pas caché son appétit pour le pétrole du pays de Nicolas Maduro qu’il a capturé chez lui comme un vulgaire baron de drogue, Donald brouille les cartes en ce qui concerne ses visées en Iran. D’ailleurs, l’opinion publique américaine en a ras-le-bol. Des centaines de milliers d’Américains sont sortis dans la rue pour exiger l’arrêt de la guerre contre l’Iran. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Les conséquences qui découlent de ce conflit commencent à apparaitre. De plus en plus de voix confirmées par des rapports parlent d’une guerre qui vise à freiner l’ascension fulgurante de la Chine qui aspire à la position de première puissance économique en 2030. Autant dire, un sale coup pour l’économie américaine. Le premier indice qui renforce cette prothèse, c’est la fermeture du détroit d’Hormuz qui est désormais sous contrôle des autorités iraniennes. À cela s’ajoutent les attaques iraniennes qui ont ciblé les installations gazo-pétrolières dans le Golfe. Alors que l’Iran a subi près de cinquante ans de sanctions occidentales, il tient, aujourd’hui, les manettes. Le rapport de force bascule en faveur de Téhéran. C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. C’est d’autant plus que la Chine n’a pas, à ce stade, ressenti les contrecoups de cette guerre. Contrairement aux alliés américains qui ont subi la crise pétrolière de plein fouet. Pour preuve, les tensions sur la demande pétrolière en baisse provoquent une montée en flèche des prix dépassant la barre symbolique de 100 dollars le baril. Mais pas que ! Hier, Abdel Fattah Al-Sissi dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

Farid Guellil

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