Une nouvelle escalade de violences a frappé l’ouest de l’Iran, où près de 50 personnes ont été tuées ou blessées à la suite d’une attaque visant une zone résidentielle de Khorramabad, dans la province de Lorestan. Selon un responsable sécuritaire local, six personnes ont été tuées et 43 autres blessées lors de cette frappe survenue hier à l’aube. Parallèlement, plusieurs explosions ont secoué la capitale Téhéran ainsi que la ville portuaire de Bandar Abbas. D’après des sources médiatiques iraniennes, une station de radiodiffusion à Bandar Abbas aurait été visée par une attaque attribuée aux États-Unis et à l’entité sioniste. Cette frappe aurait causé la mort d’un agent de sécurité et blessé un autre, selon un responsable du secteur audiovisuel, qui a dénoncé une « violation du droit international ». À Téhéran, des correspondants sur place ont rapporté d’importantes colonnes de fumée noire s’élevant dans l’est de la ville, tandis que les systèmes de défense aérienne iraniens continuaient d’intercepter des cibles hostiles dans le ciel. Dans le sud du pays, la ville de Boushehr a également été visée à deux reprises dans la journée, notamment un bâtiment relevant de l’administration météorologique.
Bilan humain et destructions massives
Au 24e jour de l’offensive, le bilan humain et matériel s’alourdit considérablement. Le ministère iranien de la Santé a annoncé la mort de 210 enfants en l’espace de trois semaines. Les autorités dénoncent un ciblage délibéré des infrastructures civiles. Selon les dernières données du Croissant-Rouge iranien, plus de 81 000 installations civiles ont été touchées, dont environ 61 000 habitations, provoquant le déplacement de milliers de familles. Les frappes ont également atteint 498 écoles et 300 établissements de santé, en violation des conventions internationales protégeant ces structures. Les équipes de secours n’ont pas été épargnées : 48 véhicules humanitaires, 43 ambulances et trois hélicoptères de sauvetage ont été détruits, compliquant fortement les opérations d’assistance aux victimes. Dans ce contexte, le Conseil de défense iranien a affirmé que le passage des navires des pays non hostiles par le détroit d’Ormuz devait désormais se faire en coordination avec Téhéran. Il a également averti qu’une riposte « décisive et destructrice » serait menée contre toute attaque visant les infrastructures énergétiques du pays.
Menaces de représailles
De son côté, le Corps des Gardiens de la révolution islamique a réaffirmé la volonté de l’Iran de répondre aux menaces du président américain Donald Trump concernant d’éventuelles frappes sur les installations énergétiques iraniennes. Les responsables militaires iraniens ont averti que toute attaque contre les centrales électriques du pays entraînerait une riposte similaire visant des infrastructures énergétiques en Israël ainsi que dans les pays de la région soutenant les bases américaines. Ils ont également évoqué la possibilité de cibler des intérêts économiques, industriels et énergétiques liés aux États-Unis. Alors que les tensions restent à leur comble, Téhéran met en garde contre toute nouvelle escalade, promettant des mesures de rétorsion susceptibles d’élargir encore le conflit dans la région.
M.S.










































