La militante et diplomate palestinienne de renom, Leïla Shahid s’est éteinte ce mercredi à l’âge de 76 ans, à son domicile dans le sud de la France, après plusieurs années de lutte contre la maladie. Née à Beyrouth en 1949, Leïla Shahid a étudié l’anthropologie et la psychologie à l’Université américaine de Beyrouth. Très tôt engagée dans la vie sociale et politique des camps de réfugiés palestiniens, elle poursuivit cet engagement jusqu’en 1974. Elle s’installa ensuite à Paris pour approfondir ses études en anthropologie et, en 1976, prit la tête de l’Union des étudiants palestiniens en France. Sa carrière diplomatique débuta en 1989 lorsqu’elle devint la première femme palestinienne à représenter l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en Irlande. Elle fut ensuite transférée aux Pays-Bas, avant de devenir déléguée générale de la Palestine en France de 1993 à 2005. De 2006 à 2014, elle occupa le poste de commissaire générale de la Palestine auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg. Leïla Shahid a incarné un modèle de diplomatie féminine palestinienne, alliant subtilement politique et culture, estimant que « la culture constitue la base de la politique ». Très présente dans le milieu culturel arabe, elle tissa des liens d’amitié avec des intellectuels et écrivains de renom tels qu’Edward Saïd, Elias Khoury et Mahmoud Darwich. Attachée à sa terre natale, elle puisait dans les récits de sa mère, Serine Al-Husseini, originaire de Jérusalem, qui lui avait transmis l’histoire et la mémoire de la ville. Ces souvenirs ont été consignés dans son livre Souvenirs de Jérusalem. Leila Shahid laisse derrière elle un héritage diplomatique et culturel qui continuera d’inspirer les nouvelles générations palestiniennes et arabes. M.Seghilan















































