10 ans de réclusion pour l’auteur du braquage du journal « Ouest tribune » à Oran

L’auteur du braquage d’un journal oranais (Ouest tribune), B.M.A (40 ans), survenu en juin 2011, a été condamné mardi à 10 ans de réclusion par le tribunal criminel de première instance d’Oran. Lors de ce braquage, perpétré en plein jour à la Cité Djamel-Eddine, quatre malfaiteurs armés ont réussi à voler 1,7 million DA, représentant le salaire des travailleurs, qu’un agent du journal venait de retirer de la banque. Alerté, le directeur du journal s’est lancé à la poursuite du véhicule des braqueurs à bord de son propre véhicule et a réussi à rattraper la voiture des braqueurs qui se dirigeait vers le quartier de l’USTO, mais a du suspendre la poursuite après avoir été menacé par une arme à feu par les malfaiteurs. Ce dernier a réussi, néanmoins, à noter le matricule de la plaque minéralogique du véhicule en fuite. Fort de ce renseignement, les policiers ont réussi à interpeller quatre individus, dont une femme qui a bénéficié, plus tard, d’un non-lieu. Les trois autres suspects ont été inculpés d’association de malfaiteurs et vol qualifié. Jugés en 2012, ils ont été condamnés à des peines allant de 1 à 13 ans de prison ferme. Le quatrième complice, en fuite, a écopé, quant à lui, de 20 ans de réclusion par contumace. Après avoir échappé aux recherches de la police pendant cinq ans, B.M.A, qui conduisait le véhicule des braqueurs, a été arrêté en 2016 et jugé mardi par le tribunal criminel d’Oran. Durant le procès, B.M.A a rejeté les charges retenues contre lui, niant ainsi avoir participé au braquage.
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis 20 ans de réclusion criminelle et, après délibérations, B.M.A a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle.

Nomination d’un nouveau directeur de l’ONCI
Record des dépenses en lobbying de Google en 2018
Google, filiale du groupe Alphabet, a révélé mardi avoir dépensé 21,2 millions de dollars (18,66 millions d’euros) en lobbying politique à Washington l’an dernier, dépassant son précédent record de 18,22 millions de dollars en 2012. Lors d’un rapport trimestriel au Congrès, Google a déclaré avoir dépensé 4,9 millions de dollars dans le domaine du lobbying politique au dernier trimestre de 2018, légèrement en hausse par rapport à la même période en 2017 (4,4 millions de dollars).
L’entreprise n’a pas souhaité commenter ces chiffres. Les dépenses en lobbying auprès du Congrès, des agences fédérales américaines et de la Maison-Blanche du réseau social Facebook ont également atteint des records en 2018: 12,62 millions de dollars contre 11,51 millions l’an passé, selon les données conservées par le Center for Responsive Politics. Microsoft Corp a déboursé pour sa part 9,52 millions de dollars en 2018, selon les chiffres de son rapport trimestriel, contre 8,5 millions pour l’exercice précédent. De nouvelles réglementations en matière de politique antitrust et de protection de la vie privée ont été mises en place par les parlementaires et l’administration Trump afin de réduire le pouvoir des géants de la technologie comme Amazon, Facebook ou Google.

Climat : les nappes phréatiques, potentielles «bombes à retardement»
Les générations futures risquent de devoir faire face à la «bombe à retardement» des nappes phréatiques, dont l’alimentation va se trouver elle aussi affectée par le dérèglement climatique, met en garde une étude publiée lundi.
Les eaux souterraines sont aujourd’hui la première source d’eau potable de la planète, et deux milliards de personnes en dépendent pour boire ou pour l’irrigation. Une nappe phréatique se remplit lentement grâce aux précipitations, un phénomène appelé «recharge» et se décharge dans les lacs, les rivières ou les océans pour trouver un équilibre. Ces réserves sont déjà sous pression de l’explosion de la population mondiale et de la production agricole qui lui est liée.
Mais les événements météorologiques extrêmes (sécheresses, précipitations record…), qui se multiplient avec le réchauffement de la planète, pourraient avoir un effet à long terme sur la vitesse de réapprovisionnement des nappes, selon une étude publiée dans la revue Nature Climate Change. «Les eaux souterraines, on ne les voit pas et on n’y pense pas. Mais cette immense ressource cachée soutient la production alimentaire mondiale», commente Mark Cuthbert, de l’Université de Cardiff. «Ce qui se produit aujourd’hui va avoir un effet de latence vraiment important». Le chercheur et son équipe, qui ont utilisé des modèles informatiques et bases de données sur les nappes, estiment que d’ici 100 ans, seule la moitié des réserves d’eaux souterraines pourrait se recharger totalement ou se rééquilibrer.
Ce qui pourrait conduire à des pénuries dans les lieux les plus secs. «On peut parler de bombe à retardement environnementale, parce que les effets actuels du changement climatique sur les recharges feront sentir pleinement leurs conséquences sur les reflux vers les rivières et zones humides beaucoup plus tard», souligne Mark Cuthbert. Le processus d’infiltration des eaux de pluie dans le sol peut prendre des siècles et varie selon les régions.
Alors que le réchauffement de la planète est déjà responsable de sécheresses et de tempêtes, les extrêmes en terme de précipitations sont de plus en plus prononcés, affectant les nappes phréatiques des futures générations. Selon les chercheurs, les réserves souterraines des zones arides mettent plus longtemps -parfois des millénaires- à réagir aux changements climatiques que celles des zones plus humides. «Certaines parties des nappes phréatiques sous le Sahara réagissent aujourd’hui au changement climatique d’il y a 10.000 ans, quand la région était beaucoup plus humide», note Cuthbert.

Chiffre du jour : 8 000

L’Allemagne a renvoyé un nombre record de 8 658 demandeurs d’asile vers d’autres membres de l’Union européenne de janvier à fin novembre 2018, selon une réponse du ministère de l’Intérieur apportée lundi à une question du parti de gauche allemand Die Linke, ont rapporté les médias locaux. En retour, l’Allemagne aurait accueilli 7 205 réfugiés d’autres pays membres de l’Union européenne en 2018. Près de la moitié d’entre eux étaient venus de Grèce, ont précisé les médias. En 2018, une demande d’asile sur trois déposée auprès du BAMF (Bundesamt für Migration und Flüchtlinge, l’office fédéral allemand des migrations), était une affaire dite de Dublin. Selon le règlement de Dublin de l’Union européenne, le pays membre dans lequel le demandeur d’asile a été enregistré pour la première fois après son arrivée en Europe est responsable de sa demande d’asile. Dans 51 558 cas, l’office allemand des migrations a demandé le retour des migrants, dont 35 375 ont été approuvés par le pays membre, responsable. Près d’un tiers des demandeurs d’asile qui ont été renvoyés par l’Allemagne ont été envoyés en Italie, tandis que la Hongrie n’a reçu aucun des réfugiés expulsés d’Allemagne en 2018.