Image_ZI_DBK

Zones d’activités de Draâ Ben Khedda : Des investisseurs exposent leurs problèmes aux gestionnaires

Une rencontre avec des investisseurs dans des zones industrielles et d’activités dans la localité de Draâ Ben Khedda, un chef-lieu de daïra sis à l’ouest de Tizi-Ouzou, a été organisée jeudi dernier, au Complexe culturel et sportif (CCS) de la ville par la direction de wilaya de l’Ugzia, filiale locale de gestion des zones industrielles et d’activités, relevant du groupe « Divindus », organisme chargé de la gestion de ces zones à l’échelle nationale.

L’occasion a permis à des dizaines d’opérateurs économiques d’exposer une foultitude de problèmes qu’ils rencontrent dans ces sites de leurs activités de création de richesses et d’emplois devant les responsables de ce groupe dans la wilaya. Les difficultés auxquelles ils font face depuis des années, voire des décennies, ont trait à l’absence de routes, d’accès dignes de ce nom vers leurs structures d’exercice, de l’insuffisance de l’eau, de l’assainissement, de la sécurité, de propreté de l’environnement, en plus de retards dans l’envoi de courrier d’information… «Il m’arrive d’arrêter mes activités jusqu’à 20 jours au moins, lors des intempéries, tant les accès se coupent carrément, au point où même les services de la Sonelgaz, nous klaxonnent, de loin, dans les champs, pour envoyer quelqu’un vers eux récupérer notre facture de consommation périodique de l’énergie», déplorera un producteur de dispositifs médicaux d’une des deux zones d’activités dans ce chef-lieu de daïra. Le même intervenant avouera qu’il n’ose plus, aujourd’hui, vu l’état déplorable des lieux, inviter ses partenaires étrangers à venir sur place, comme eux l’invitent souvent chez eux. Rabah Yermèche, récemment nommé à la tête de la filiale de wilaya dudit groupe et Salim Madjene, lui-même investisseur, représentant de la Chambre de commerce et délégué du FCE (Forum des chefs d’entreprise) dans la wilaya, ont suggéré à ces investisseurs d’entamer dès lors des démarches leur permettant de se constituer en collectif organisé afin d’agir en commun avec les autorités compétentes pour venir à bout, progressivement, de tous les problèmes entravant leurs activités. «En tout état de cause, et vu les manques financiers pour ces institutions publiques de gestion desdites ZI, la wilaya et la tutelle, nous sommes dans l’obligation de faire, préalablement, un peu de volontariat de part et d’autre, parce que nous n’avons pas le choix, et ce, pour le bien de tous. Ainsi, avec des sorties sur le terrain, nous aurons à prioriser les tâches les plus urgentes, même si tout urge, me diriez-vous. Mais présentement, la priorité, j’estime, est de dégager, pour vous, des délégués en vue de préparer une rencontre au niveau de la chambre du commerce où vous aurez à élaborer un planning de points à solutionner dans l’immédiat, pour chacun d’entre vous. Delà, nous verrons quelles seraient les capacités que chaque partie pourrait apporter (institutions publiques et opérateurs) en vue d’aboutir vers une issue salutaire», suggéra R. Yermèche, invitant les opérateurs économiques, non seulement des deux ZI de Draâ Ben Khedda, mais aussi de ceux des 13 zones de la wilaya, à privilégier la communication, la concertation et la gestion participative avec l’ensemble des partenaires publics et privés pour avancer, prévoir et apporter des solutions, et ce, pour le bien de tout le monde, en boostant autant que faire se peut l’économie de la région.
Logiquement, les opérateurs investisseurs de chaque zone ont l’obligation de s’acquitter d’une quotepart annuelle auprès de l’organisme gestionnaire de ces zones. Or, ces derniers pour s’acquitter de leurs redevances, ils attendent à ce que cet organisme, ou l’administration, accomplisse la viabilisation appropriée des sites et assainisse les lieux en intervenant à chaque fois que de besoin. Cependant, dans ce cercle vicieux, l’organisme gestionnaire pourrait être contraint, dans le cas de persistance de cette situation inconfortable et pénalisante pour toutes les parties, de recourir aux services de la justice. Un vrai dilemme que les autorités compétentes doivent dénouer d’urgence en vue d’aboutir à une sérieuse relance de l’économie locale et de l’emploi par le biais de ces zones d’activités et d’investissement qui font face à un réel abandon à leur sort.
S. Y.