De violents combats entre rebelles chiites Houthis et leurs adversaires se déroulaient samedi dans des villes du sud du Yémen, notamment à Taëz où au moins 12 civils ont été tués, au quatrième jour d’une fragile trêve humanitaire, selon des sources militaires et locales.
Les rebelles chiites bombardaient dans la matinée à l’arme lourde et aux obus plusieurs quartiers de Taëz, la troisième ville du Yémen, faisant au moins 12 morts et 51 blessés parmi les civils, a déclaré à l’AFP un responsable de l’administration locale. Les combats, qui se sont intensifiés dans la nuit, ont fait aussi 26 morts parmi les rebelles et leurs alliés, des militaires fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh, et 14 dans les rangs des combattants qui leur sont hostiles, selon des sources militaires. Ces violences ont provoqué un mouvement d’exode d’une partie de la population qui fuyait Taëz vers des zones rurales plus sûres, d’autant plus que l’aide humanitaire promise n’arrivait pas dans la ville, selon des habitants. «L’aide humanitaire n’arrive pas à Taëz où nous n’avons reçu ni produits pétroliers, ni vivres ou équipements médicaux», a confirmé le responsable.