L’Université Djillali Liabès de Sidi Bel-Abbès accueille depuis ce dimanche une session nationale de formation stratégique consacrée à l’ingénierie des projets Erasmus+ et à la mobilité académique.
Organisé dans le cadre du projet de jumelage européen « IPTICAR », cet événement marque une étape décisive dans l’ouverture de l’université algérienne sur l’espace mondial et la modernisation de son système d’enseignement et de recherche.
Placée sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en partenariat avec la Commission européenne, cette rencontre rassemble des experts ainsi que les représentants de huit établissements universitaires algériens. Les participants y suivent un programme intensif visant à maîtriser les mécanismes d’élaboration de projets académiques éligibles aux financements européens. L’enjeu est de taille : il s’agit d’établir des partenariats stratégiques solides avec les institutions de la rive nord de la Méditerranée et d’élargir les réseaux de coopération conjointe.
Cette initiative reflète la volonté du secteur de transformer l’université en un véritable moteur d’innovation. À travers le projet de jumelage « Appui à la politique d’internationalisation de la recherche et de l’innovation » (IPTICAR), l’objectif est d’opérer un transfert direct de l’expertise européenne vers les compétences nationales. En formant les cadres algériens aux normes techniques exigeantes du programme Erasmus+, l’université se dote des outils nécessaires pour accroître ses chances de capter des financements internationaux hautement compétitifs et de mener à bien des projets à fort impact économique.
Au-delà de la recherche de financements, cette démarche vise à catalyser la mobilité académique des étudiants et des enseignants. La dynamisation de ces échanges est considérée comme un levier fondamental pour renforcer le rayonnement international des universités algériennes et améliorer leur classement mondial. Elle permet également d’arrimer plus efficacement les résultats de la recherche scientifique aux exigences concrètes du développement national.
S’inscrivant dans la période 2021-2027, le programme Erasmus+ de l’Union européenne continue ainsi de jouer son rôle de catalyseur pour l’éducation et la formation, offrant aux chercheurs et aux académiciens algériens une opportunité précieuse de consolider leur présence sur la scène scientifique internationale.
R. R.










