I l s’agit de « développer des outils analytiques globaux et intégrés, en mesure de fournir un diagnostic scientifique précis et multidimensionnel, fondé sur des indicateurs démographiques, sociaux et économiques ». Le ministère de la solidarité donne cette définition de la cartographie sociale qui va être réalisée sur instruction du président de la république, Abdelmadjid Tebboune. Lors de la rencontre gouvernement-walis des 24 et 25 décembre 2024, le Chef de l’État avait insisté sur l’importance de l’équité et de la justice sociale dans le développement local. C’est la 2ème étape de la politique sociale de l’État après avoir réussi la première caractérisée par le « sauvetage » des zones d’ombre. Résidants dans ces zones, 8 millions d’algériens ont accédé aux mêmes conditions de vie que dans l’ensemble des autres territoires du pays. Écoles, santé, transport scolaire, cantine, routes, électricité, gaz, etc. Il est donc temps d’agir sur des zones plus grandes, notamment les communes et les wilayas et réduire les disparités. C’est-à-dire aider les collectivités locales les moins « riches ». Pour donner suite à ces instructions du Chef de l’État, Sifi Ghrieb avait, lors de la réunion du gouvernement du 11 février dernier, inscrit à l’ordre du jour les moyens « qui portent essentiellement sur la poursuite de la dynamique du développement local, la consolidation de la sécurité alimentaire et hydrique, le renforcement du rôle des collectivités locales en matière de création de richesse et de postes d’emploi, la modernisation des services publics de proximité et la refonte de la gestion urbaine de la ville, pour assurer aux citoyens un cadre de vie de qualité ». Pour cela, il a chargé la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, de piloter ce projet d’élaboration de la cartographie sociale de l’Algérie. C’est ce que vient de faire Mme Mouloudji. Elle a installé, lundi dernier, un groupe de travail multisectoriel et pluridisciplinaire. Il « comprend l’ensemble des départements ministériels, ainsi que le Hautcommissariat à la numérisation et le Conseil national économique, social et environnemental. Il inclut également l’Agence de développement social, le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, l’Office national des Statistiques, l’Agence nationale de l’aménagement et de l’attractivité du territoire, le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement, en sus d’un panel d’experts dans le domaine des sciences sociales et économiques », indique le communiqué du ministère de la solidarité. Le nombre et la qualité des participants à cette élaboration, traduit le souci d’un travail d’une précision et d’une profondeur inédites. Plus largement, cette cartographie permettra la prise de décision publique qui « assurera aux citoyens un cadre de vie de qualité ». Dans tout le pays. Pour parfaire l’application de la décision, la numérisation fera le reste. Fini le temps du bricolage et de l’improvisation !
Zouhir Mebarki










































