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TRIBUNAL DE SIDI M’HAMED : Le procès des frères Benhamadi du groupe Condor reporté

Le tribunal de Sidi M’hamed (Cour d’Alger) a décidé hier, le report au 9 novembre prochain du procès des frères Benhamadi, où il est impliqué le PDG du groupe Condor, Abderahmane Benhamadi ainsi que plusieurs hauts responsables dont deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal.
Le report a été décidé à la demande de la défense du Trésor public pour l’examen du dossier et du juge d’audience en raison de l’absence de plusieurs témoins principaux, notamment l’ancien wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, l’ancienne ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Houda Feraoun, et l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab.
Les anciens Premiers ministres sont poursuivis dans la même affaire pour « octroi d’avantages injustifiés à Benhamadi pour la réalisation de l’usine de médicaments GB Pharma dans la nouvelle ville de Sidi Abdallah à Alger. Abdelghani Zaalane, ex-wali d’Oran et ancien ministre a été ramené au tribunal en tant qu’ancien directeur de campagne du candidat à la présidentielle d’avril 2019, Abdelaziz Bouteflika.
Abdelmalek Sellal a lui aussi été ramené au tribunal alors que l’accusé Ahmed Ouyahia se trouve à la prison d’Abadla à Béchar.
Pour rappel, l’ancien ministre des Télécommunications, Moussa Benhamadi est décédé à la prison d’El Harrach, après sa contamination par la Covid-19. Une extinction de poursuites s’est alors imposée suite à son décès.
L’affaire concerne d’«indus avantages» dont aurait bénéficié le groupe Condor, à travers notamment de nombreux marchés publics qu’il aurait obtenus. Une quarantaine de personnes et six sociétés appartenant à la famille Benhamadi, poursuivies pour «blanchiment d’argent» et «transfert de biens obtenus par des faits de corruption à l’effet d’en dissimuler la source illicite dans le cadre d’un groupe criminel», «dilapidation et utilisation de fonds de banque», «incitation d’agents publics à exploiter leur influence effective et supposée dans le but de bénéficier d’indus privilèges», «financement occulte de partis politiques», «violation de la réglementation des marchés publics», «abus de fonction délibéré à l’effet d’octroi d’indus avantages à autrui», «passation de contrats en violation des réglementations en vue d’accorder d’indus privilèges à autrui» et «dilapidation de deniers publics» sont cités dans cette affaire.
Parmi les personnes inculpées, Abderrahmane Benhamadi, gérant et actionnaire du groupe Condor, ses frères, Smail et Abdelkrim, ainsi qu’une trentaine de fonctionnaires, dont deux cadres à la direction de la santé, l’ex-directeur des domaines de la wilaya d’Alger, le chef d’inspection des impôts de Chéraga, le directeur d’une agence de la BEA (Banque Extérieure d’Algérie), ainsi que le chargé des opérations financières lors de la campagne électorale pour le 5e mandat du Président déchu.
B. O.