Tizi Ouzou : Des souscripteurs exigent la livraison de leurs logements

Des souscripteurs de logements public aidé (LPA) au niveau du projet 100 logements de Draa Ben-Khedda, (11 km à l’Ouest de Tizi-Ouzou) ont organisé, dimanche, un sit-in devant le siège l’Office de gestion et de promotion immobilière (OPGI) pour exiger la livraison de leurs logements, a-t-on constaté sur place.
Les souscripteurs, dont des journalistes et des employés de la corporation de la presse ainsi que des employés de l’OPGI, dénoncent «des retards pénalisants injustifiés» dans la réalisation du chantier dont les travaux ont commencé en 2014. «Cela fait 4 ans que nous attendons nos logements, certains ont déjà commencé à rembourser les crédits contractés et c’est incompréhensible que l’OPGI mette tout ce temps pour trouver une entreprise pour réaliser le projet», a déploré Leslouss Samir, s’exprimant au nom des souscripteurs.
Reçus par le directeur de l’OPGI, Boutrid Toufik, les souscripteurs lui ont exposé leurs doléances en exigeant la reprise des travaux sur le chantier.
Ce dernier, tout en reconnaissant le retard enregistré «pour cause de conjoncture marquée par la défaillance de l’entreprise réalisatrice et du manque d’entreprises performantes», a rassuré les acquéreurs de «l’imminence de la reprise des travaux», en s’engageant à livrer le projet «fin 2018».
«Nous avons une procédure à respecter et les choses vont bon train», a-t-il affirmé, soulignant que «le projet a été scindé en deux lots, le premier comptant 52 logements et le deuxième 48, dans le but d’accélérer la réalisation». A ce propos, précise-t-il «le premier lot a déjà été confié à une entreprise à laquelle l’ordre de service de démarrage des travaux (ODS) sera notifié jeudi prochain (19 juillet), après aval de la commission d’évaluation qui se réunira lundi prochain (16 juillet), quant au deuxième lot, l’avis d’appel d’offre a été lancé aujourd’hui même (dimanche, ndlr) et les travaux reprendront au plus tard fin août». Lancés en 2014 les travaux de ce chantier ont été interrompus pour cause de défaillance de l’entreprise réalisatrice dont le contrat la liant à l’OPGI a été résilié en janvier dernier. Un procès-verbal sanctionnant la réunion a été signé entre les deux parties sur demande des souscripteurs qui assurent «interpeller le directeur général de l’OPGI et le wali si d’ici les délais avancés, les engagements pris ne sont pas respectés».