Tebboune-Sissi

SUCCÈS DU PROCHAIN SOMMET ARABE A ALGER : L’Égypte exprime sa confiance à l’Algérie

Au bout de deux jours de visite de travail et de fraternité marqués par de laborieux et fructueux échanges, à tous points de vue, entre les responsables algériens et égyptiens, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a quitté hier l’Égypte pour rentrer au pays.

Au terme de cette visite prometteuse pour les deux pays frères et amis de longue date à considérer l’histoire millénaire qu’il partage en commun, l’Algérie et l’Égypte ont adopté une déclaration commune mettant en revue la coopération bilatérale et les questions d’intérêt commun, notamment arabes, régionales, africaines et internationales, à travers les échanges effectués entre les présidents Abdelmadjid Tebboune et Abdel Fattah Al-Sissi, ainsi élargis aux délégations des deux pays.
Partant ainsi des liens historiques qui unissent l’Algérie et l’Égypte, le président Tebboune a effectué une visite de travail et de fraternité chez son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, où il a été reçu en grande pompe au palais présidentiel d’El-Orouba. La cérémonie officielle a été suivie par un entretien en tête-à-tête entre Tebboune et Al-Sissi avant qu’il ne soit élargi aux membres des délégations des deux pays.
Abordant les relations entre l’Algérie et l’Égypte, les deux Présidents ont discuté des voies et moyens de les faire porter davantage vers le haut pour répondre aux aspirations des deux peuples frères à l’effet d’atteindre les objectifs communs liant les deux pays au destin partagé. Le caractère stratégique des relations a été souligné par les deux chefs d’État.
Sur la coopération économique, les deux Présidents ont exprimé leur volonté de continuer à travailler à leur développement, à accroître les investissements mutuels et à améliorer le climat des affaires dans les deux pays, ainsi qu’à augmenter les niveaux des échanges commerciaux, le renforcement des partenariats et l’échange d’expériences dans divers domaines pour soutenir les efforts des deux pays.
Concernant le prochain Sommet arabe prévu à Alger, dont la question palestinienne est placé au cœur des travaux, l’Algérie et l’Égypte ont exprimé leur ferme conviction que « la sécurité nationale dans le monde arabe » est une question commune à tous les pays de l’organisation arabe. De ce fait, et partant de ce postulat, les deux pays ont mis en avant la « nécessité de faire preuve de solidarité arabe », préserver la sécurité et « activer les mécanismes d’action arabe commune » pour défendre les intérêts communs. Les deux Présidents ont également ordonné d’intensifier la coordination au cours de la période à venir pour activer les mécanismes de cette action arabe commune dans le cadre de la Ligue arabe. Dans ce contexte, le président Al-Sissi s’est félicité de l’accueil par l’Algérie du prochain Sommet arabe, exprimant sa confiance en le succès de la République algérienne quant à réussir les travaux de cette rencontre capitale pour les pays arabes. Ceci en considérant que le Sommet d’Alger, comme « une étape importante pour l’unification des visions arabes sur les diverses questions qui les lient et le « renforcement des cadres de coopération et de coordination entre les pays arabes ».
Sur le plan international et régional, les deux Présidents ont souligné « l’importance de la coordination entre les deux pays frères aux niveaux arabe, africain, méditerranéen et international, insistant sur la nécessité de consolider la concertation durant l’année courante » sur les questions d’intérêt commun.
Dans ce contexte, les deux Présidents ont passé en revue les questions sur la scène arabe, soulignant l’importance de préserver la sécurité nationale arabe à la lumière « des graves défis auxquels la région est confrontée », tout en soulignant la nécessité de « renforcer le concept d’État-nation, de soutenir le rôle de ses institutions à répondre aux aspirations des peuples arabes et à rejeter les tentatives d’ingérence étrangère dans les affaires internes au monde arabe », ainsi que celles intérieures à chacun des pays de l’organisation. Ainsi, les deux chefs d’État ont convenu de l’importance de soutenir les cadres et mécanismes d’action arabe commune et les efforts pertinents de la Ligue des États arabes afin de sauvegarder les intérêts communs.
Synthèse Farid Guellil