L’UNICEF a enregistré, à travers le pays, la fermeture de 17 établissements de santé en raison du conflit, et la suspension des services nutritionnels associés. L’organisation a également dénombré 10 actes de pillage de fournitures sanitaires et nutritionnelles, dont 5 dans l’État de Jonglei. Une recrudescence des affrontements violents dans l’Etat de Jonglei, au Soudan du Sud, depuis le début de l’année 2026 a exposé plus de 450.000 enfants à un risque de malnutrition aiguë, les hostilités ayant interrompu les services essentiels de santé et de nutrition, a déclaré mardi le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Dix-sept établissements de santé ont été fermés en raison du conflit en cours et les services nutritionnels associés ont été suspendus, a-t-il indiqué. « Nous sommes extrêmement préoccupés par le sort des femmes et des enfants touchés par ces violents affrontements. Nous savons que ces régions affichent des taux de malnutrition infantile parmi les plus élevés, et nous savons qu’un enfant souffrant de malnutrition et ne recevant pas de traitement a 12 fois plus de risques de mourir », a déclaré Noala Skinner, représentante de l’UNICEF au Soudan du Sud, dans un communiqué publié à Juba, la capitale du pays. « Nous appelons toutes les parties à cesser immédiatement les violences et à garantir un accès rapide, sans entrave et sûr à l’aide humanitaire et aux travailleurs humanitaires afin qu’ils puissent atteindre les populations déplacées les plus vulnérables », a-t-il ajouré. L’agence onusienne a indiqué que six comtés de Jonglei étaient déjà en rupture de stock ou sur le point de l’être en aliments thérapeutiques, une denrée vitale pour les enfants souffrant de malnutrition sévère. Selon elle, les violences auraient fait au moins 250.000 déplacés, en particulier dans le nord et le centre de l’Etat, forçant les familles à fuir leurs maisons en quête de sécurité et aggravant considérablement les risques en matière de protection dans les communautés touchées. L’accès à l’aide d’urgence a été fortement entravé, les agences humanitaires étant dans l’incapacité d’atteindre les populations vulnérables en raison des restrictions imposées aux déplacements par voie fluviale, aérienne et routière, a-t-elle déploré. L’UNICEF a déclaré avoir déjà envoyé du matériel de purification de l’eau, des seaux et du savon dans le comté de Duk, dans l’Etat de Jonglei, où l’on craint une épidémie de choléra. Des fournitures ont également été envoyées à Akobo, dans l’État de Jonglei, notamment des traitements contre le paludisme, des aliments thérapeutiques pour les enfants souffrant de malnutrition et des trousses sanitaires d’urgence permettant de soigner un peu plus de 10 000 personnes.
R. I.













































