Sidi-Akkacha (Chlef) : les habitants de «Dallas» bloquent la route nationale pour réclamer l’eau potable

Les habitants de Hay des frères Nédjari, connu plus sous le nom de Dallas en raison de sa réalisation qui remonte au temps de la diffusion de la série télévisée américaine ‘Dallas’, situé à équidistance entre la commune de Sidi-Akkacha dont il dépend administrativement et la ville côtière de Ténès, ont bloqué l’axe routier sur la RN19 à hauteur de ce bourg au cours de la matinée du lundi.

Les manifestants réclament l’eau potable qui, selon ces derniers, est absente dans les robinets de leurs chalets et appartements depuis plus de deux mois. Si tout au début la manifestation s’est déroulée dans la calme et la sérénité, ce ne sera pas le cas deux heures plus tard où les protestataires décidèrent d’opter pour la manière forte, notamment en interdisant toute circulation sur cet important axe routier. Des bouchons monstrueux se sont aussitôt formés sur les deux sens de cette route nationale en pleine saison estivale. Selon nos informations, cette recrudescence a pour origine la principale doléance des manifestants qui ont exigé la présence du chef de daïra de Ténès pour lui exposer leur problème. Mais ce dernier était retenu dans son cabinet ce jour-là en raison de la réception programmée chaque lundi et consacrée aux doléances des citoyens. Toutefois, le développement de la situation a contraint le chef de daïra à se déplacer sur les lieux pour rencontrer les manifestants. Au cours de son entretien avec les habitants de ce quartier M. Slimane Ghoul, chef de la daïra de Ténès, leur a promis que le problème de l’alimentation en eau potable de la population de «Dallas» sera résolu définitivement et très prochainement d’autant plus, dira-t-il, qu’une enveloppe financière de l’ordre de 690 millions de centimes a été consacrée pour la réhabilitation du réseau défectueux. Quant à M. Abdellaoui Youcef, directeur de l’Algérienne des eaux (ADE) contacté par nos soins et par téléphone, celui-ci nous dira que «l’eau est plus que disponible, particulièrement avec la mise en service de la station de dessalement d’eau de mer de Mainis (SDEM de Ténès) qui produit quotidiennement 200.000 m3 (1m3= 1000 litres) et le problème réside dans la vétusté du réseau auquel les pouvoirs publics s’attèlent à y remédier dans les plus brefs délais et de demander aux populations de faire preuve de patience». Quant à M. Derghal vice-président de l’APC de Sidi-Akkacha, celui-ci tient à rassurer les habitants de ce quartier « que tout est mis en œuvre pour assurer un approvisionnement régulier de la population. Cela, dira-t-il, nécessite un laps de temps assez court pour la pose d’une nouvelle canalisation sur une longueur d’un km sachant que l’ancien réseau est très vétuste au point que sa conduite ne tient plus sous la pression de l’eau provenant de la SDEM». Par ailleur, si la principale revendication des habitants de Dallas est celle de l’eau potable, ces derniers ont également tenu à exposer au chef de daïra d’autres préoccupations à savoir le manque d’éclairage public de leur quartier, la perturbation dans l’alimentation en énergie électrique. à ce sujet des citoyens nous ont fait savoir que «récemment une coupure de courant ayant duré plus de 24 heures nous a causé un grand préjudice tant sur le plan de la nourriture entreposée dans les frigos que des médicaments sensibles à la chaleur, et nous étions contraints de jeter à la poubelle car tout impropres à la consommation ». De toute évidence une fois de plus et faute de communication entre administrés et administrants, la violence prend le relais. La citation de Ruth Bebermeyer doit nous donner à réfléchir lorsqu’il dira : «Les mots sont soit des fenêtres, soit des murs. Ils nous condamnent ou nous libèrent».
Bencherki Otsmane