Scoliose de l'enfant

Scoliose de l’enfant à Oran : Le dépistage précoce mis en relief

L’importance du dépistage précoce de la scoliose chez le jeune sujet pour sa meilleure prise en charge a été soulignée, lundi à Oran, lors d’un séminaire consacré à cette pathologie par l’Observatoire du handicap, de la réadaptation et de l’éthique en santé (OHRES).

«Le dépistage en milieu scolaire et familial demeure le meilleur mode de prévention de la scoliose», a indiqué le Pr Khaled Layadi, président de l’OHRES et responsable du service de Médecine physique et de réadaptation (MPR) du Centre hospitalo-universitaire d’Oran (CHUO). Une centaine de praticiens, relevant des Unités de dépistage scolaire (UDS) de la wilaya d’Oran, a assisté à cette rencontre tenue au Bloc pédagogique du CHUO à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées. «Les scolioses dont on ne connaît pas la cause, dites idiopathiques, représentent 75 % de la totalité des cas, se développent sournoisement et apparaissent chez des enfants parfaitement sains», a expliqué le Pr. Layadi, lors de sa conférence.
«Les scolioses secondaires, 25 % des cas, sont dues, quant à elles, à une autre pathologie comme les malformations de vertèbres ou neuromusculaires, voire même des infections de la colonne vertébrale», a-t-il développé. Le spécialiste a toutefois insisté, dans sa communication, sur la nécessité de ne pas confondre entre la scoliose et l’attitude scoliotique due, elle, à une mauvaise posture, à une inégalité des membres inférieurs ou à un problème au niveau du bassin. À ce titre, une des recommandations principales ayant sanctionné cette rencontre a été axée sur la consolidation des campagnes d’information et de sensibilisation, notamment auprès du corps enseignant qui peut contribuer au dépistage précoce en alertant, en cas de suspicion, l’UDS compétente et les parents concernés. De son côté, Dr. Malika Hamedi, médecin-chef au niveau de l’UDS de référence d’Oran, a fait état de l’orientation de 254 enfants depuis la création de sa structure en février 2017. Les participants au séminaire ont mis l’accent également sur la nécessité de multiplier les séances de formation à même d’actualiser les connaissances en ce domaine des jeunes praticiens. Cette rencontre a été également marquée par des indications pratiques sur les examens cliniques, le rôle de l’imagerie, et la démarche thérapeutique à caractère pluridisciplinaire (kinésithérapie, orthopédie et chirurgie). À ce propos, le Pr. Layadi a annoncé l’organisation, en janvier prochain, d’une journée nationale de formation au profit des kinésithérapeutes et ce, dans le cadre des cycles pédagogiques initiés par l’Observatoire qu’il préside (OHRES).