Santé

Santé à Bouira : Un constat accablant

La santé va mal. Et tous les efforts pour redresser la barre dans ce secteur vital font l’effet d’un cautère sur une jambe de bois, selon les membres de l’APW, réunis avant hier en session ordinaire.

Passant en revue les différentes structures de la santé, les intervenants, nombreux, ont diagnostiqué une situation alarmante où, au manque d’équipements flagrant s’ajoutent le déficit du personnel paramédical et spécialisé, rendant la prise en charge des malades déficiente. Premier établissement public à être visé, c’est naturellement, l’hôpital Mohamed Boudiaf en raison de son statut de son implantation dans le chef lieu de wilaya et de son importance. La maternité est à l’honneur dans ce triste palmarès. Ce service souffrirait, selon l’un des intervenants, d’un manque de personnel spécialisé. Sur les 32 gynécologues existants au niveau de la wilaya, une seule travaille encore, partageant son temps de travail entre l’hôpital de Bouira et celui de M’Chedellah. Le Scaner qui devrait éviter aux accidentés de la route leur évacuation vers Tizi-Ouzou ou Alger dans des conditions difficiles, a été signalé comme défaillant. La santé, dénonce un autre, corroborant le premier constat «est comateuse.» Explications: retards dans la réalisation des projets (Hôpitaux de Aïn Bessem, M’Chedellah Sour El Ghozlane), dysfonctionnement dans les services pour cause de déficit en moyens matériels et humains. Propositions: renforcer ces moyens et rétablir la discipline et l’assiduité mise à mal.
C’est bien beau, se félicitait un autre que l’état mette les moyens financiers pour redynamiser le secteur. Mais selon cet intervenant le reste ne suit pas. à titre illustratif où les choses les plus simples comme «l’oxygène et le sparadrap manquent», le même élu dénonçait la situation régnant au niveau des salles de soins de Ouled Rached de Taghzout, de Bouira (aux 1 100 logements). Bref, la situation qui prévaut dans ce secteur interpelle. Cependant hommage a été rendu à la directrice nommée depuis peu à la tête de la santé et aux efforts qu’elle déploie pour améliorer la situation et pour une meilleure prise en charge des malades.
Ali D.