Samir Bouakouir

SAMIR BOUAKOUIR AVERTIT CONTRE LE DÉTOURNEMENT DU COURS DU HIRAK : « Les patriotes doivent se démarquer »

Réhabilité par le même parti qui l’avait exclu en 2012, Samir Bouakouir, aujourd’hui conseiller du Premier secrétaire du FFS revient, dans une contribution publiée sur son compte facebook, sur la situation politique du pays.

Ainsi, Samir Bouakouir a appelé « les militants de la démocratie et du progrès » à se démarquer d’un « dangereux magma » qui « attise la colère populaire et cherche à dévoyer les légitimes aspirations des Algériens à la paix, à la liberté et à la justice sociale ».
« Il est temps pour les patriotes et, plus généralement les militants de la démocratie et du progrès, notamment ceux engagés dans le mouvement populaire, de se démarquer clairement, au risque d’être complices, et de dénoncer ce dangereux magma qui attise la colère populaire et qui cherche à dévoyer les légitimes aspirations des Algériennes et des Algériens à la paix, à la liberté et à la justice sociale », pouvait-on lire dans une contribution publiée sur facebook.
Pour le cadre du vieux parti d’opposition, « ce magma est formé d’une alliance objective et contre-nature entre anciens oligarques de la +Issaba+ forts de leurs relais toujours présents au sein des appareils de l’État, des leaders autoproclamés du Hirak plus soucieux de préserver une fausse notoriété que de servir l’intérêt national, des détracteurs de l’État social, des islamistes radicaux, affichés en tant que tels ou dissimulés, à l’étranger, derrière cette notion ambiguë d’+État civil+ et, enfin, des partisans du séparatisme au nord mais surtout au sud du pays, là où sont concentrées les richesses naturelles de l’Algérie convoitées par les puissances étrangères ».
D’autre part, Bouakouir estime que la « ligne de fracture n’est pas entre le peuple et le pouvoir (…) », a-t-il souligné, elle est entre « ceux qui veulent construire le changement avec des moyens pacifiques, institutionnels et politiques et ceux qui veulent entretenir l’immobilisme, créer un climat délétère et anxiogène et tenter de provoquer l’affrontement et la violence pour replonger le pays dans l’avant-22 février 2019 ou dans les années 90 ». Pour lui, « la maîtrise de la situation politique et sécuritaire passe par des initiatives fortes susceptibles d’impulser une vraie dynamique politique, institutionnelle et électorale » et que « la construction d’un puissant front intérieur nécessite un vrai dialogue avec les élites et les forces politiques et sociales crédibles ».
Enfin, Bouakouir appelle à mettre en échec « toutes les manœuvres dilatoires, ouvertes ou occultes, visant à mettre face-à-face l’Armée et une rue exposée à toutes les manipulations ».
F. G.