…les trafiquants. Bonne nouvelle pour les citoyens et les élus locaux. Après avoir été délestées de la gestion des écoles primaires, les Assemblées populaires communales (APC) vont être allégées d’une bonne partie de l’activité de légalisation des documents. La vie quotidienne se transforme et s’améliore en Algérie à la vitesse grand V. Chacun sait que le chantier de la numérisation bat son plein après une grande accélération depuis la création du Haut-Commissariat à la numérisation en 2023. Parmi les grandes étapes, il y a la numérisation de l’état civil, le passeport, la carte d’identité et le permis de conduire biométriques. Sans oublier l’achat, cette année, de la vignette auto en ligne. Voici venu, maintenant, le temps des documents automobiles. Un communiqué du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, publié avant hier, a annoncé le lancement, depuis le 5 avril dernier, de la 3e phase du système d’information national d’immatriculation des véhicules. Plus simplement dit, il s’agit de la digitalisation des cartes grises. Une semaine après la date de lancement, il est temps de clarifier la procédure. Pour apaiser certaines craintes constatées auprès des citoyens propriétaires de véhicules. Tout en mettant en exergue les bienfaits de cette nouvelle technologie sur ces fameuses cartes qui n’ont de « gris » que le nom. Le parc national de véhicules est estimé à environ 6 millions de véhicules tous types confondus. L’État a adopté la formule progressive pour numériser la totalité de ce parc. Depuis le 5 avril dernier ne sont concernés que les « véhicules et engins de travaux publics déjà immatriculés, concernés par des procédures de vente, de changement de résidence, de transfert de propriété aux héritiers ou de modification des caractéristiques techniques du véhicule » précise le communiqué du ministère de l’intérieur. Mis à part ces cas, « les cartes d’immatriculation détenues par les propriétaires de véhicules, délivrées avant l’entrée en service de ce système d’information, demeurent valables pour la circulation sans qu’il soit nécessaire de les renouveler ». Voilà qui est clair et rassurant pour tous les propriétaires de véhicules qui ne sont pas concernés par les quatre opérations suscitées. Cependant et d’ores et déjà, la légalisation par l’APC de l’acte de vente des véhicules, est supprimée. La procédure devient numérique via la plateforme nationale en présence de l’acheteur et du vendeur munis obligatoirement de leur carte d’identité biométrique et de leur photo. Au final, cela réduira considérablement les vols de voitures et les trafics de documents (gendarmes, policiers et douaniers sont connectés à la plateforme y compris le ministère de l’Industrie). Comme cela simplifiera la procédure pour le citoyen tout en offrant des statistiques fiables. Au tout début de la nouvelle procédure, d’étranges « pannes de réseau » ont été signalées, ici et là. Selon certaines informations, les citoyens sont décidés à les dénoncer, en temps réel, via les réseaux sociaux !
Zouhir Mebarki









































